Le ministère vietnamien des Finances prépare actuellement une nouvelle réglementation visant à interdire aux citoyens d’utiliser les plateformes de cryptomonnaies étrangères, afin de faire face au risque croissant de fuite de capitaux. Parallèlement, le gouvernement vietnamien encourage activement un projet pilote pour les échanges conformes locaux, avec déjà cinq banques et grands courtiers locaux ayant passé une première étape de sélection.
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(Contexte supplémentaire : Le Vietnam réglemente officiellement les échanges de cryptomonnaies ! Lancement d’un système pilote pour les plateformes de trading, en insistant sur les seuils de capital et la sécurité informatique)
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En tant que pays parmi les plus avancés en adoption de cryptomonnaies, le Vietnam se prépare à frapper fort sur son marché clandestin massif. Selon un document interne du ministère vietnamien des Finances cité par Reuters, les autorités de Hanoï prévoient d’interdire aux citoyens d’effectuer des transactions d’actifs numériques sur des plateformes étrangères, en orientant toutes ces activités vers un système national réglementé.
Cette proposition d’interdiction constitue la dernière grande initiative du gouvernement vietnamien depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, de la Loi sur l’industrie des technologies numériques. Selon Chainalysis, le Vietnam se classe quatrième dans l’indice mondial d’adoption des cryptomonnaies, avec plus de 200 milliards de dollars de flux d’actifs numériques domestiques en seulement un an jusqu’en juin 2025.
Les autorités sont de plus en plus inquiètes face à ce phénomène, estimant que les transactions non régulées de cryptomonnaies et de stablecoins sont devenues des canaux majeurs de fuite de capitaux. Le document du ministère indique que, pour préserver la stabilité financière et renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent (AML), le Vietnam prévoit de couper les liens entre les utilisateurs locaux et des plateformes internationales comme Binance ou OKX, en reprenant le contrôle du marché par des institutions licenciées et locales.
Bien que l’accès aux plateformes étrangères puisse être restreint, le gouvernement vietnamien ne souhaite pas supprimer totalement le marché, mais plutôt le « régulariser ». Selon des sources, cinq entreprises locales solides ont déjà passé la première étape de sélection pour obtenir une licence d’échange réglementé, visant à devenir les premières plateformes agréées au Vietnam. Ces acteurs sont :
Ce « concours de licences » impose des barrières si élevées que la plupart des startups seront découragées. Selon les détails réglementaires, les entités souhaitant exploiter une plateforme d’échange de cryptomonnaies doivent disposer de :
De plus, les normes comptables (notamment la circulaire n° 15/2026) exigent que les plateformes séparent strictement les actifs des clients de leurs propres actifs. Sur le plan fiscal, les investisseurs individuels devront peut-être payer une taxe sur le revenu de 0,1 % sur leurs transactions via la plateforme agréée, tandis que les profits des entreprises seront soumis à un impôt sur les sociétés de 20 %.
Les analystes estiment que cette démarche vietnamienne s’inspire des modèles thaïlandais et sud-coréen, visant à transformer le flux massif de petits investisseurs en revenus financiers réglementés. Cependant, forcer les utilisateurs à quitter un marché mondial très liquide pour revenir sur des plateformes locales plus fermées pourrait provoquer une réaction négative ou une intensification des transactions clandestines, ce qui reste à surveiller.