Suivez le Royaume-Uni ! Le Canada envisage d’interdire les dons politiques en cryptomonnaie, et encadre simultanément les vidéos deepfake.

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Le Canada présente le projet de loi C-25, interdisant totalement les dons en crypto-monnaies aux partis politiques, tout en alourdissant les sanctions et la lutte contre les Deepfakes, en réponse aux inquiétudes concernant une ingérence étrangère.

Renforcer l’équité électorale : le gouvernement canadien promeut le « Libre et équitable élections Act »

Le gouvernement fédéral canadien a officiellement pris des mesures le 26 mars 2026, à l’initiative du leader parlementaire du gouvernement Steven MacKinnon, qui a déposé le projet de loi C-25 intitulé « Strong and Free Elections Act ». Ce texte vise à modifier la loi canadienne sur les élections (« Canada Elections Act ») et à interdire intégralement aux partis politiques, aux candidats et aux organisations tierces participant aux activités électorales d’accepter des dons en crypto-monnaies.

En plus des actifs numériques tels que le bitcoin ($BTC), le projet de loi inclut également les mandats (Money Orders) et les cartes prépayées (Prepaid Cards) dans la liste d’interdiction, classant ces modes de paiement comme des outils anonymes difficiles à retracer.

Dans son communiqué, MacKinnon indique que cette mesure législative constitue une réponse aux recommandations formulées lors d’enquêtes publiques concernant l’intervention d’influences étrangères dans les élections fédérales. En bloquant les circuits de dons anonymes, le gouvernement entend garantir que le système électoral canadien demeure dans un état libre, équitable et sûr.

Position de régulation en nette évolution : d’encadrer vers l’interdiction totale

L’attitude du Canada à l’égard des dons politiques en crypto-monnaies a connu un changement crucial. Depuis 2019, le Canada autorise les entités politiques à recevoir des dons en crypto-monnaies ; à l’époque, l’architecture administrative les considérait comme des dons non monétaires de nature patrimoniale.

Cependant, au cours des deux dernières élections fédérales, cette voie n’a pratiquement pas été utilisée. Les relevés électoraux de 2021 et 2025 montrent que les principaux partis n’ont déclaré aucun don correspondant. Les dons en crypto-monnaies ne permettent pas d’émettre des reçus fiscaux, ce qui fait perdre aux donateurs l’avantage de la déduction fiscale ; c’est la principale raison du refroidissement de ce canal. Le directeur électoral en chef du Canada, Stéphane Perrault, plaidait au départ pour gérer ces actifs par un renforcement de la régulation, mais a changé de position à la fin de 2024, en recommandant désormais une interdiction complète.

Il a souligné que la caractéristique pseudo-anonyme des crypto-monnaies rend fondamentalement difficile la vérification de la véritable identité des donateurs, et qu’il est impossible d’atteindre l’objectif de transparence via le cadre réglementaire existant.

Mettre en place un mécanisme de sanctions strictes : empêcher les puits de capitaux noirs et la falsification par l’IA

Le projet de loi C-25 instaure une procédure de traitement rigoureuse et des sanctions. Il s’agit de la version relancée du projet de loi C-65 qui avait expiré en 2024 à cause de la suspension des travaux du Parlement. Le nouveau texte prévoit que, si une entité politique reçoit des dons en crypto-monnaies en violation, elle doit les retourner, les détruire ou les encaisser et les verser au Trésor dans un délai de 30 jours. Afin d’assurer l’effet dissuasif, le projet de loi relève fortement les montants des amendes administratives.

Les amendes pour les dons non conformes peuvent aller jusqu’au double du montant du don. Le plafond des amendes pour les personnes en infraction passe de 1 500 dollars canadiens à 25 000 dollars canadiens, et celui des organisations morales passe de 5 000 dollars canadiens à 100 000 dollars canadiens. En outre, le projet de loi étend le champ de surveillance à l’industrie technologique et interdit strictement d’utiliser la technologie de falsification profonde (Deepfakes) pour produire des contenus vidéo visant à induire les électeurs en erreur. Cet amendement s’inspire des incidents d’images falsifiées du président survenus pendant la campagne présidentielle américaine de 2024, afin d’empêcher que les technologies émergentes ne deviennent une faille permettant à des influences étrangères de perturber le processus démocratique.

Divergences dans l’environnement international de régulation : lutte de politiques entre le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis

L’action législative du Canada fait écho aux tendances internationales. Le moment auquel son projet de loi est présenté recoupe fortement celui du Royaume-Uni. À la veille du lancement du projet de loi canadien, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé la suspension du fait que les partis acceptent des dons en crypto-monnaies ; les deux parties considèrent cela comme une ligne de sécurité nationale visant à prévenir le financement illégal et la pénétration étrangère.

En revanche, la trajectoire de la politique américaine présente un visage nettement différent. La Commission électorale fédérale des États-Unis (FEC) autorise les dons en crypto-monnaies depuis 2014. Et pendant le cycle électoral de 2024, des comités d’action politique indépendants super orientés par le secteur crypto, tels que Fairshake, ont déjà collecté plus de 200 millions de dollars canadiens, devenant une force importante influençant la course électorale.

Les lois défensives adoptées par le Canada et le Royaume-Uni reflètent les divergences significatives entre les gouvernements quant aux arbitrages entre transparence et sécurité lorsqu’ils traitent de l’intrusion technologique dans la politique : chaque pays emprunte sa propre voie de régulation.

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