La profondeur stratégique ne suffit pas face à une grande spiritualité ? À l'âge de la quarantaine, je suis très clair : la profondeur stratégique n'a vraiment pas grand-chose à voir.


Jeune, je pensais qu'une grande profondeur stratégique était impressionnante, qu'avoir une stratégie très élaborée signifiait sagesse et capacité à manipuler, capable de dominer le monde adulte sans effort. Mais la profondeur stratégique n'est pas un art supérieur, ce qu'on appelle intelligence émotionnelle et profondeur stratégique n'est en réalité qu'un mécanisme de défense imposé dans les relations interpersonnelles, incapable d'aider à conquérir ou à ouvrir des opportunités ; seul la spiritualité peut faire cela. Une intelligence émotionnelle élevée et une grande profondeur stratégique sont la base, la spiritualité est le supplément, le château en l'air.
Pour progresser et évoluer, on rêve toujours d'améliorer ses capacités, mais ce dont on a vraiment besoin, ce n'est pas une intelligence émotionnelle élevée ou une grande profondeur stratégique, ce n'est que la compétence de base, pour se protéger et vivre bien, sans être facilement mangé ou éliminé prématurément. Les mécanismes de défense peuvent être cultivés consciemment par l'apprentissage après coup.
Je me souviens, après quelques années de travail, avoir bu un soir avec mon supérieur, qui a eu un accident en reculant à l'hôpital en rencontrant un escroc. Un petit leader m'a emmené en service de nuit pour soutenir. Sur place, le petit leader a apaisé le grand leader, je suis allé en rigolant, j'ai attrapé le vieux escroc, l'ai porté et fait semblant de partir rapidement, en le rassurant avec la main, en le tenant fermement, en l'appelant « grand frère » avec affection. Ignorant ses tentatives de résistance, j'ai appuyé sa tête pour qu'il aille à l'accueil, tout en appelant le commissariat local pour demander si ce professionnel de l'escroquerie existait. Le vieux a arrêté ma main qui tenait le téléphone, a supplié sincèrement, demandant un peu de clémence, car il n'avait pas fait d'affaires toute la nuit. En voyant sa sincérité, je lui ai donné une paquet de Fùróngwáng et ajouté cent yuans, en disant « vas-y, fais comme si de rien n'était, on dirait qu'on ne s'est jamais vus ». La situation s'est résolue en moins de dix minutes.
Le grand leader a ajusté ses lunettes, avec une expression émue : « Notre bâton de fer est vraiment efficace, hein ? Tu as de bonnes troupes. » Le petit leader était tout rouge, très satisfait.
Alors, on a bu, mais à cette époque, je n'avais pas encore développé ma tolérance à l'alcool, je devenais rapidement inconscient après quelques gorgées. Lorsqu'on boit avec un supérieur, surtout un supérieur hiérarchique, il faut préparer mentalement cette situation : ce n'est pas pour se faire plaisir, ni pour boire jusqu'à l'ivresse ; en plus, il ne faut pas faire semblant d'être fort en montrant sa capacité à boire, même si on peut utiliser un verre à double fond pour boire directement, il ne faut pas faire ça. Pourquoi tout le monde applaudit-il ? Quelle est la psychologie derrière ? Pour être brutal, c'est comme regarder un singe.
Et si on ne peut pas boire ? Il faut savoir parler. Il ne faut surtout pas rester là à boire bêtement en tenant son verre, en prétendant que « je bois pour vous, faites comme chez vous », en essayant de paraître audacieux, franc et loyal. Peu importe si on peut finir une tournée, même si on y parvient, dans l'œil du supérieur, cela peut sembler une faiblesse ou une insignifiance, une humiliation. Le plus important, c'est qu'en buvant trop, la langue devient déliée, et on peut devenir imprudent dans ses gestes, dire des choses qui peuvent piquer la fierté de quelqu'un, parce qu'on est déjà en état d'euphorie ou de défaillance.
Les réunions de travail autour d'un verre ne se résument jamais à boire, l'alcool n'est qu'un support, un moyen d'échanger et de montrer sa personnalité. La bonne façon de se présenter est par le langage et la gestuelle. Il faut servir soi-même le vin, et lors d'un repas avec une grande table, il ne faut jamais se précipiter pour changer les plats, c'est la seule façon d'éviter les erreurs.
Les discours doivent mettre en avant les points clés, le message central doit montrer sa loyauté. Il faut toujours se rappeler qu'en entreprise ou dans toute organisation, la compétence n'est pas la priorité, la loyauté l'est. La capacité d'un jeune à être utilisé par moi est ce que chaque leader regarde le plus. Bien sûr, un leader souhaite que vous soyez à la fois loyal et compétent. Mais qu'est-ce que la loyauté ? En fin de compte, ce n'est qu'une performance, une mise en scène, qui ne peut pas être sincère. La vraie loyauté, c'est une hypocrisie, car un leader finira toujours par partir. Donc, la loyauté en apparence n'est qu'une expression de ses propres ambitions et sentiments, cela demande une régulation et un contrôle spirituel.
Avoir une grande profondeur stratégique n'est pas une bonne chose, avoir une stratégie ne signifie pas gagner toutes les batailles, au maximum se protéger. Pour évoluer, souvent, c'est la sincérité au bon moment qui est la clé. Et qu'est-ce que la grande spiritualité ? C'est la sincérité au bon moment.
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