Un arbre dans la rue peut augmenter le prix des maisons à Sydney de 30 000 $ ou coûter 70 000 $ s'il est trop proche : nouvelle étude

(MENAFN- The Conversation) Une seule arbre de rue peut potentiellement augmenter le prix moyen d’une maison à Sydney de 30 000 A$, selon nos nouvelles recherches. Cela fait écho à des études antérieures montrant que les arbres de rue non seulement contribuent à augmenter la valeur des biens, mais offrent également d’autres avantages, tels qu’un meilleur paysage, plus d’intimité et davantage d’ombre.

Mais il y a un revers. Notre analyse, publiée dans la revue internationale Cities, a également révélé que si un arbre de rue est trop proche, il peut en réalité réduire le prix de vente de plus de 70 000 $.

Notre étude a examiné plus de 1 500 ventes de maisons dans la ville de Sydney entre 2021 et 2024, en les associant à des données détaillées du conseil municipal sur près de 50 000 arbres publics.

Après avoir pris en compte d’autres facteurs de prix bien connus — nombre de chambres, salles de bain, stationnement, superficie du terrain, proximité du centre-ville, transports, écoles, etc. — nous avons constaté que les arbres peuvent être associés à des prix de maison plus élevés. Mais cette augmentation n’a été observée que lorsque les arbres se trouvaient à environ 10 à 20 mètres d’une maison, par exemple en face ou près de la façade.

En revanche, les arbres plantés trop près — à moins de 10 mètres du centre de la propriété — étaient en réalité associés à des prix de vente plus faibles.

Cela a une importance au-delà de Sydney. Chaque capitale australienne a fixé des objectifs de plantation d’arbres, comme la cible de 23 % de couverture en canopée dans la ville de Sydney d’ici 2030 et 27 % d’ici 2050. Pourtant, beaucoup auront du mal à les atteindre, certains rencontrant une résistance de la part des résidents. Nos recherches expliquent pourquoi le placement des arbres sera crucial si nous voulons atteindre ces objectifs.

Ce qui rend cette recherche nouvelle

Des études antérieures à Perth, ainsi que dans plusieurs villes des États-Unis et du Canada, ont systématiquement montré que les arbres ont tendance à augmenter la valeur des propriétés.

Mais ce que nous ne savions pas jusqu’à présent, c’était où s’arrêtent les bénéfices et où commencent les coûts.

Notre étude identifie une frontière claire « pas dans mon jardin » (NIMBY), d’environ 10 mètres, au-delà de laquelle la valeur économique des arbres de rue devient négative.

Ce résultat est important, car c’est à ce moment-là que la résistance des résidents aux arbres de rue est probablement la plus forte.

C’est la première étude de ce genre à quantifier la valeur économique des arbres publics en utilisant des données individuelles gérées par la ville de Sydney à partir de 2023.

Elle nous a permis de mesurer les effets des arbres à la distance la plus précise possible du centre de la propriété : moins de 10 mètres, 10-20 mètres, 20-50 mètres, 50-100 mètres et au-delà de 100 mètres. Cela n’était pas possible dans les études précédentes qui se basaient sur des images satellites ou de rue.

Comment la localisation des arbres influence le prix

Nous avons contrôlé tous les facteurs habituels qui influencent le prix des maisons, y compris les caractéristiques du bien et les commodités du quartier. Cela nous a permis de mesurer l’impact des arbres après avoir pris en compte tout le reste.

Nous avons constaté que la distance est importante. En termes monétaires, un arbre supplémentaire à moins de 10 mètres du centre d’une propriété réduit sa valeur de 2,96 %. Une maison moyenne vendue à Sydney entre 2021 et 2024 valait 2 613 000 $, ce qui correspond à une perte d’environ 70 290 $.

Étant donné la taille moyenne d’un lot de 176 m² à Sydney, la distance du centre d’une propriété moyenne à sa limite est généralement d’environ 8 mètres.

Mais si un arbre se trouve à 10-20 mètres, il augmente la valeur d’environ 1,16 %, soit en moyenne 30 310 $.

Si l’arbre est situé à plus de 20 mètres, aucune différence de prix n’a été observée.

Cela montre un effet de proximité clair. Les arbres trop proches d’une maison représentent un risque de coût ; ceux à une distance modérée sont une caractéristique valorisée ; et ceux plus éloignés sont neutres, faisant simplement partie des commodités du quartier.

Notre étude a utilisé des données plus précises que jamais pour calculer la distance entre les arbres de rue et le centre de chaque propriété.

Mais des recherches futures pourraient approfondir cela en mesurant la distance de chaque arbre à la maison. Elles pourraient également intégrer des enquêtes auprès des résidents pour mieux comprendre comment ils perçoivent et valorisent les arbres proches de leur domicile.

Pourquoi la proximité des arbres est importante

Il est logique que les gens considèrent les arbres proches de leur maison comme un risque financier.

Les arbres peuvent causer des dommages structurels aux bâtiments et aux infrastructures, augmenter les risques d’incendie, et poser des problèmes de sécurité en cas de branches tombantes.

Plutôt que de rejeter les préoccupations des résidents comme du NIMBYisme, elles doivent être vues comme des réponses rationnelles du marché face aux risques d’entretien, de dommages structurels et de perte d’agrément.

Les plans de plantation doivent obtenir le soutien des résidents

Chaque capitale australienne a adopté des stratégies de « forêt urbaine » ou de plantation d’arbres, visant souvent à atteindre 30-40 % de couverture en canopée dans les décennies à venir. Par exemple, la ville de Melbourne vise 40 % de couverture en canopée d’ici 2040, tandis que le conseil de Brisbane cherche à atteindre 50 % d’ombre pour les trottoirs résidentiels et les pistes cyclables d’ici 2031.

Cependant, il existe des doutes quant à la réalisation de ces objectifs.

Il y a de bonnes raisons pour lesquelles les gouvernements devraient investir dans les arbres urbains, car ils peuvent nous protéger contre la chaleur extrême et répondre aux défis du changement climatique. Mais la résistance des propriétaires peut compromettre ces politiques.

Nos recherches montrent que les résidents sont plus susceptibles d’accueillir favorablement les arbres de rue s’ils ne sont ni trop proches ni trop éloignés de leur domicile.

  • Remerciements aux coauteurs de cet article, Qiulin Ke et Bin Chi, de University College London.
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