Futures
Accédez à des centaines de contrats perpétuels
TradFi
Or
Une plateforme pour les actifs mondiaux
Options
Hot
Tradez des options classiques de style européen
Compte unifié
Maximiser l'efficacité de votre capital
Trading démo
Introduction au trading futures
Préparez-vous à trader des contrats futurs
Événements futures
Participez aux événements et gagnez
Demo Trading
Utiliser des fonds virtuels pour faire l'expérience du trading sans risque
Lancer
CandyDrop
Collecte des candies pour obtenir des airdrops
Launchpool
Staking rapide, Gagnez de potentiels nouveaux jetons
HODLer Airdrop
Conservez des GT et recevez d'énormes airdrops gratuitement
Launchpad
Soyez les premiers à participer au prochain grand projet de jetons
Points Alpha
Tradez on-chain et gagnez des airdrops
Points Futures
Gagnez des points Futures et réclamez vos récompenses d’airdrop.
Investissement
Simple Earn
Gagner des intérêts avec des jetons inutilisés
Investissement automatique
Auto-invest régulier
Double investissement
Profitez de la volatilité du marché
Staking souple
Gagnez des récompenses grâce au staking flexible
Prêt Crypto
0 Fees
Mettre en gage un crypto pour en emprunter une autre
Centre de prêts
Centre de prêts intégré
Paysage mondial des CBDC en 2026 : Comment 134 pays participent à la révolution des monnaies numériques
En 2025-2026, le monde traverse une révolution sans précédent dans le domaine des monnaies numériques. Les banques centrales de tous les pays redéfinissent ce qu’est l’argent, comment l’utiliser et qui peut en contrôler la circulation. Ce processus implique la participation de plus de 130 nations, chacune tentant de construire son propre système de CBDC (monnaie numérique de banque centrale). Cependant, dans cette démarche, les choix varient considérablement : protection stricte de la vie privée ou surveillance étatique approfondie, avancée rapide ou prudence attentiste.
La lutte pour la CBDC entre quatre grandes puissances : États-Unis, Chine, Union européenne et Israël
Le développement des CBDC n’est pas un processus linéaire. Parmi les pays impliqués, quatre grandes forces adoptent des stratégies radicalement différentes : États-Unis, Chine, Union européenne et Israël. Leurs choix reflètent leurs capacités économiques, leurs systèmes politiques et leur compréhension de la technologie.
États-Unis : entre protection de la vie privée et impasse politique
La position des États-Unis dans cette course à la CBDC semble contradictoire : ils veulent promouvoir l’innovation numérique tout en évitant une concentration excessive du pouvoir gouvernemental. Jusqu’à présent, aucune CBDC officielle n’a été lancée. Bien que la Réserve fédérale ait publié plusieurs rapports de recherche, les avancées concrètes sont freinées par des enjeux politiques.
En 2022, le Congrès américain a proposé le « Electronic Currency and Secure Hardware Act » (ECSH). L’idée centrale de cette loi est de créer un dollar numérique fonctionnant comme de l’argent liquide : privé, hors ligne, non contrôlé par une base de données centrale unique. Les utilisateurs pourraient effectuer des paiements anonymes, comme avec de l’argent liquide. Mais cette proposition reste encore sur le bureau du Congrès, sans adoption définitive.
Les trois préoccupations majeures des États-Unis sont claires : d’abord, protéger la vie privée et la liberté individuelle ; ensuite, lutter contre les activités illicites utilisant la monnaie numérique ; enfin, maintenir le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale. L’équilibre entre ces objectifs est extrêmement complexe, ce qui explique le rythme plus lent de progression de la CBDC américaine par rapport à d’autres grandes économies.
Chine : le plus grand laboratoire mondial de CBDC
À l’inverse de la lenteur américaine, la Chine agit rapidement dans le domaine des CBDC. Depuis 2020, la Banque populaire de Chine teste le e-CNY (yuan numérique). Ce projet a débuté à petite échelle, puis s’est rapidement étendu à plusieurs villes du pays.
Fin 2023, plus de 2,6 millions de personnes avaient déjà accès au e-CNY. Elles l’utilisent pour payer leurs tickets de bus, faire des achats en ligne, voire recevoir leur salaire. La Chine possède ainsi le plus vaste pilote de CBDC au monde. Son succès repose sur une capacité centralisée à déployer rapidement et sur une orientation politique claire.
Mais le modèle chinois est très centralisé : le gouvernement peut suivre en temps réel chaque transaction. Si nécessaire, il peut immédiatement geler ou bloquer des fonds. Les autorités affirment que cela aide à lutter contre la fraude, l’évasion fiscale et la corruption. Cependant, les critiques craignent que cela n’accorde un pouvoir excessif à l’État tout en réduisant la protection de la vie privée des utilisateurs.
Union européenne : équilibrer innovation et protection de la vie privée
L’UE a choisi une troisième voie. La Banque centrale européenne développe un euro numérique, dont la conception s’oppose radicalement au contrôle centralisé chinois.
En octobre 2023, la BCE a achevé la phase d’étude et a entamé le développement d’un système réel. Les caractéristiques du euro numérique incluent : utilisation en ligne et hors ligne ; mécanismes intégrés de protection de la vie privée ; fonctionnement dans tous les États membres de l’UE ; restrictions strictes sur le partage des données, accessibles uniquement aux autorités en cas de besoin réel.
Le principe est que les banques et prestataires de services ne collectent que le minimum d’informations nécessaires pour respecter la lutte contre le blanchiment d’argent. Les utilisateurs auront le choix quant à la quantité d’informations qu’ils souhaitent divulguer lors de leurs transactions. Ce modèle reflète la position historique de l’UE en matière de protection des droits des utilisateurs, mettant en avant l’importance des données personnelles et de la vie privée.
Israël : prudent mais prêt à agir
Israël adopte une approche très prudente. En mars 2025, la Banque centrale a publié un plan complet pour le shekel numérique. Ce plan intègre des fonctionnalités avancées : contrats intelligents permettant une exécution automatique selon des règles prédéfinies ; mode hors ligne permettant de payer sans connexion Internet ; transactions plus rapides et moins coûteuses, avec des améliorations pour les paiements locaux et transfrontaliers.
Pour tester ces fonctionnalités, Israël a lancé le projet « Défi Shekel Numérique », invitant des entreprises technologiques à expérimenter. Bien que le plan soit mature, le pays préfère observer les avancées de l’UE avant de lancer officiellement sa propre CBDC. Cela traduit une stratégie pragmatique : bien préparé, mais pas pressé d’être le premier.
La carte mondiale des pays impliqués dans la CBDC
Le nombre de pays participant à la recherche et au développement des CBDC est impressionnant. À ce jour, 134 nations s’engagent sous diverses formes : certaines en phase d’étude, d’autres en pilote, d’autres encore en conception détaillée. Il ne s’agit plus d’un jeu réservé à quelques grandes puissances, mais d’une révolution monétaire à l’échelle mondiale.
La majorité des banques centrales font face à une question centrale : comment faire circuler la monnaie numérique en garantissant la sécurité et en respectant la réglementation nationale ? Selon un rapport du Fonds monétaire international publié en 2024, la CBDC pourrait réduire de 30 à 40 % le coût des transferts transfrontaliers. Elle pourrait aussi accroître la transparence des dépenses publiques et accélérer le versement des aides gouvernementales.
Mais le chemin est semé d’embûches : risques liés à la sécurité des données, défaillances techniques, concentration excessive des données utilisateur… autant de défis concrets pour chaque pays.
Les expérimentations de petites nations : leçons et dilemmes
Alors que les grandes économies comme les États-Unis, la Chine ou l’UE en sont encore à la phase de planification, plusieurs petits pays ont déjà lancé leurs premières expérimentations de CBDC. Les Bahamas ont lancé le Sand Dollar, le Nigeria l’eNaira, la Jamaïque le Jam-Dex. Ces pionniers offrent des expériences précieuses pour le reste du monde.
Ces projets démontrent une vérité essentielle : il est possible de construire un système de monnaie numérique. Mais ils révèlent aussi les difficultés rencontrées : dans beaucoup de régions, l’usage de l’argent liquide reste dominant ; la volonté des commerçants d’accepter la monnaie numérique est faible ; la couverture réseau dans certains territoires reculés limite la diffusion.
Néanmoins, ces expérimentations apportent des exemples concrets de ce qui fonctionne ou non, et servent de référence pour d’autres pays.
Une autre vision de la vie privée : portefeuilles cryptographiques vs monnaies numériques gouvernementales
Alors que les banques centrales avancent dans la mise en place des CBDC, une autre force se développe discrètement : certains utilisateurs restent sceptiques face aux monnaies numériques émises par l’État, malgré leurs promesses de confidentialité. Ces utilisateurs se tournent vers une alternative radicale : les portefeuilles cryptographiques sans KYC (Know Your Customer).
Ces outils permettent d’acheter des bitcoins sans fournir de pièce d’identité ou d’informations personnelles. Contrairement aux banques traditionnelles, ces portefeuilles ne collectent pas de données sur leurs utilisateurs. Pour ceux qui attachent une grande importance à la vie privée et à la liberté financière, ces outils ont un attrait évident.
De nombreux défenseurs de la vie privée pensent que, même si la monnaie numérique gouvernementale tente de protéger la vie privée, elle pourrait finalement renforcer la surveillance financière. Cela pousse certains à privilégier les portefeuilles non custodial et les échanges décentralisés, où tout contrôle revient à l’utilisateur.
Divergences et consensus futurs sur la CBDC mondiale
Les différentes visions des CBDC façonnent l’avenir de l’économie numérique. Mais une question fondamentale traverse tout le processus : comment trouver un équilibre entre innovation et contrôle, efficacité et liberté ?
En mars 2025, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré lors d’un discours : « La digital euro pourrait contribuer à garantir un niveau optimal de protection des données, permettant aux citoyens de profiter des avantages de la vie privée en espèces tout en participant à l’économie numérique. » Elle soulignait ainsi la difficulté commune à toutes les banques centrales : comment faire en sorte qu’un système numérique géré par l’État offre une confidentialité comparable à celle de l’argent liquide ?
Ce n’est pas seulement une question technique, mais aussi une question de confiance. Lorsque le nombre de pays participant à la construction des CBDC dépassera 100, ce qui déterminera réellement leur avenir ne sera pas la sophistication technologique, mais la volonté des citoyens d’adopter ces systèmes. La confiance se construit lorsque la conception de la CBDC reflète véritablement les valeurs fondamentales de la société qu’elle doit servir.
La révolution des CBDC a déjà commencé. 134 pays y participent, chacun explorant des voies différentes : certains privilégient l’efficacité, d’autres la protection de la vie privée, d’autres encore la prudence. Mais tous s’accordent sur un point : l’ère de la monnaie numérique est en marche. La question n’est plus « si », mais « comment ».