L'affaire du meurtre de Kevin Mirshahi expose une fraude de type pump-and-dump en cryptomonnaie

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L’histoire tragique de Kevin Mirshahi, un entrepreneur en cryptomonnaie de 25 ans, révèle l’intersection dangereuse entre fraude en actifs numériques et crime violent au Canada. En juin 2024, Mirshahi a été enlevé avec trois autres personnes dans un parking à Montréal. Alors que ses trois compagnons ont été retrouvés vivants quelques jours plus tard dans l’ouest de Montréal, le sort de Mirshahi s’est avéré bien plus sinistre — en août, les autorités ont confirmé qu’il avait été assassiné, et ses restes ont été retrouvés au parc Île-de-la-Visitation le 30 octobre.

Un jeton frauduleux et des jeunes investisseurs en danger

Avant sa mort, Kevin Mirshahi s’était retrouvé mêlé à une importante escroquerie en cryptomonnaie. En avril 2021, un jeton appelé Marsan ($MRS) a été créé par Antoine Marsan et Bastien Francoeur via leur société Marsan Exchange. Mirshahi a été rémunéré en ces jetons pour promouvoir activement l’actif auprès de ses followers. Le schéma suivait un modèle classique de pump-and-dump : le jeton a atteint 5,14 CAD ($3,67 USD) en seulement trois jours après son lancement, pour s’effondrer à 0,39 $ lorsque deux grands détenteurs ont effectué des ventes massives le 18 avril. La fraude a dévasté environ 2 300 membres du groupe Telegram Crypto Paradise Island de Mirshahi, avec de nombreux victimes — âgés de 16 à 20 ans — ayant perdu des sommes importantes.

Tromperie persistante malgré l’interdiction réglementaire

L’Autorité des marchés financiers (AMF) du Québec a lancé une enquête sur les activités de Kevin Mirshahi dès 2021. L’organisme de régulation a imposé des sanctions strictes : Mirshahi a été interdit d’exercer en tant que courtier ou conseiller en investissements, interdit de réaliser des transactions sur des valeurs mobilières, et a été contraint de supprimer tout contenu lié à la cryptomonnaie sur ses réseaux sociaux ainsi que toute référence à l’AMF. Pourtant, malgré ces restrictions, Mirshahi a contourné la réglementation en créant un nouveau groupe Telegram appelé « Amir », par lequel il a continué à promouvoir des investissements en cryptomonnaie auprès de son audience.

La problématique croissante de la criminalité liée à la cryptomonnaie au Canada

L’affaire Kevin Mirshahi illustre une escalade préoccupante de la criminalité liée aux cryptomonnaies au Canada. Au-delà des escroqueries et manipulations de marché comme le fiasco du jeton Marsan, le pays a connu une hausse alarmante de crimes violents liés à l’espace des actifs numériques, notamment des kidnappings et des attaques physiques contre des traders et entrepreneurs. Alors que le marché de la cryptomonnaie continue de se développer et d’attirer des investisseurs plus jeunes et moins informés, les régulateurs et les forces de l’ordre font face à une pression croissante pour lutter contre la criminalité financière et les menaces de plus en plus graves qui l’accompagnent.

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