Récemment, j'ai entendu une histoire sur Shanghai, concernant Guo Wanying, qui m'a fait réfléchir : qu'est-ce que le véritable esprit noble ?



En 1947, à Shanghai, Guo Wanying apparaît dans la photo de famille Guo, vêtue avec goût et dotée d'une présence remarquable. Son père, Guo Biao, était un entrepreneur expatrié, dont le magasin Yong'an Department Store, fondé avec ses frères, est devenu un symbole de Nanjing Road. Plusieurs générations de la famille ont dirigé un empire commercial. Mais deux ans plus tard, tout a changé.

En 1949, toute la famille Guo a émigré aux États-Unis, sauf Guo Wanying qui a choisi de rester. Beaucoup ne comprenaient pas cette décision, mais elle avait ses raisons. À l'époque, elle était déjà une étudiante brillante en psychologie à l'Université de Yanjing, et elle avait épousé Wu Yuxiang, descendant de Lin Zexu, diplômé du MIT. Leur mariage de 1934, avec une centaine d'invités à Shanghai, fit sensation. Ils ont eu des enfants, semblant mener une vie parfaite.

Mais la réalité du mariage est souvent plus cruelle que les histoires. Son mari, infidèle et accro aux jeux, a eu une liaison pendant sa grossesse et leur a laissé une dette de 140 000 yuan. Guo Wanying a choisi la tolérance et le maintien, tout en supportant seule le poids de cette union.

En 1957, Wu Yuxiang est décédé après avoir été classé comme « droitiste ». Elle se retrouve avec des dettes et deux enfants à charge. Cette année-là, en tant que « fille de capitaliste », son salaire chute de 148 yuan à 23 yuan. Elle est envoyée faire des travaux pénibles comme réparer des routes ou déblayer des excréments, et vit dans une petite cabane de 7 mètres carrés sans chauffage. Avec un salaire mensuel de 23 yuan, après avoir payé 15 yuan pour l’entretien de ses enfants, il lui reste seulement 6 yuan pour vivre, souvent en mangeant des nouilles Sun Spring à 8 centimes.

Elle vend ses biens pour rembourser ses dettes, et même si sa robe de mariée est confisquée, elle ne se plaint pas. Plus tard, ses enfants partent aux États-Unis. À plus de 80 ans, elle vit seule dans une pièce sans chauffage, mais continue de se maquiller avec soin, de boire du thé dans un bol en porcelaine, de cuire des gâteaux dans une casserole en aluminium, et de vivre avec dignité. Même les médias étrangers, cherchant à exploiter sa souffrance, ont été repoussés par elle.

Je pense que Guo Wanying incarnait quelque chose qui transcendait son époque. De la jeune fille de Shanghai à la femme qui ramassait la boue, elle a conservé sa dignité dans la tempête. Ne vendant pas sa douleur, ne se plaignant pas, c’est cela le véritable esprit noble. Il ne dépend pas de la richesse, mais de la sérénité et de la persévérance face à l’adversité.

En 1998, à 89 ans, Guo Wanying est décédée, ayant fait don de son corps et ne laissant pas d’urnes. Elle a incarné toute sa vie ce qu’est la richesse spirituelle. Une telle histoire mérite une réflexion profonde, surtout aujourd’hui.
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