#Gate广场四月发帖挑战 Si Trump faisait une attaque surprise pendant la fermeture ! Que faire lors de la première transaction à l'ouverture ?



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Pour comprendre ce genre de changement, il faut revenir à une question fondamentale : comment le marché digère-t-il habituellement l'information ?
Imaginez une journée de trading normale, lorsqu'une nouvelle surgit soudainement. Par exemple, un dirigeant d'un pays publie une déclaration ferme, ou une donnée économique est bien en dessous des prévisions. Le marché va forcément fluctuer, mais la façon dont il fluctue est très intéressante.

Les premiers à réagir commencent à vendre, le prix baisse. Ensuite, un autre groupe pense que la chute est excessive, achète en tentative, et le prix se stabilise. Puis une autre vague de traders pense "ce n'est pas encore assez descendu", continue à vendre, et le prix recule encore. Parallèlement, sur le marché des options, certains achètent des puts de protection, et sur le marché à terme, d'autres prennent des positions short pour couvrir. Toutes ces actions se produisent simultanément, s'affrontent, et le prix trouve peu à peu un nouvel équilibre dans cette lutte.

On peut imaginer ce processus comme une casserole d'eau bouillante qui refroidit lentement. Ce processus est fluide, observable, on voit les chiffres du thermomètre descendre graduellement, et on peut décider à tout moment si on tend la main pour toucher ou si on attend encore. Le risque, c’est cela : dans une transaction continue, il est réparti, digéré, absorbé couche par couche.

Mais la pause de la fête divise ce processus en deux.

Le marché ferme ses portes, mais le monde ne s’arrête pas pour autant. Le président continue de faire des déclarations, des missiles volent encore dans le ciel, et les données économiques sont publiées selon le calendrier prévu. La seule chose mise en pause, c’est notre droit de trader. On ne peut ni vendre, ni acheter, ni ajuster ses positions. Le système ne répond plus.

L’eau continue de chauffer, mais nous sommes immobilisés, impuissants, à regarder avec angoisse. Ce sentiment d’impuissance, d’attendre sans pouvoir agir, n’est pas amical pour personne.

Si vous avez des positions, la plus grande crainte est le gap. Vendredi dernier, à la clôture, le prix était là. Lundi matin, il pourrait avoir changé de niveau de façon brutale. Que va-t-il se passer ? Personne ne sait. Qu’est-ce qu’on risque de manquer ? On ne sait pas non plus. La seule chose à faire, c’est de passer le temps à relire les news, faire des calculs, se demander "si le gap est de 10%, puis-je le supporter ?" Cette anxiété peut envahir tout le week-end.

Et si on n’a pas de position ? Cela semble plus sûr, puisqu’il n’y a pas de risque de gap. Mais quand le marché rouvre, le prix aura déjà beaucoup bougé. Ce qu’on voit alors, ce n’est pas une opportunité, mais une occasion de suivre la tendance : acheter après une hausse importante, vendre après une chute. Le coût d’entrée est plus élevé, et la certitude diminue.

Il y a aussi une blessure plus insidieuse : la fête amplifie la fermentation des émotions.
Lors d’une journée normale, la panique ou la cupidité sont constamment corrigées dans le processus d’achat/vente. Si le prix baisse, certains pensent que c’est une bonne affaire, achètent, et le prix se stabilise. La réalité que quelqu’un prend le relais peut refroidir le marché. Mais pendant la pause, ce mécanisme disparaît. Après une mauvaise nouvelle, personne ne peut rien faire, chacun ne fait que ruminer et extrapoler dans sa tête. La panique se propage, l’anxiété s’amplifie, et quand le marché rouvre, l’accumulation de deux ou trois jours d’émotions se libère en un seul coup. La bougie d’ouverture n’est souvent pas le résultat d’un prix rationnel, mais d’un déchaînement émotionnel.

Ce que le marché craignait auparavant, c’était la mauvaise nouvelle en soi. Aujourd’hui, il craint surtout que cette mauvaise nouvelle ne tombe pendant la fermeture. La mauvaise nouvelle peut être digérée, mais si elle arrive quand le marché est fermé, et qu’on doit attendre sans pouvoir réagir, c’est cela qui est vraiment dangereux.

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En regardant cette période de fête, on peut voir comment ce mécanisme fonctionne concrètement.
Le vendredi 3 avril, le marché chinois ferme après la clôture pour le festival Qingming. Le même jour, les marchés américains et européens ferment pour le Vendredi Saint. La plupart des grandes bourses mondiales ferment presque simultanément, laissant une scène vide.

Mais le spectacle continue.

Reculons de trois jours. Le 21 février, Trump déclare publiquement que la guerre contre l’Iran pourrait se terminer dans deux à trois semaines. Aussitôt, le 1er avril, les marchés mondiaux montent, le prix du pétrole baisse nettement. Le marché commence à anticiper une "détente du conflit", la préférence pour le risque remonte visiblement.

Mais un jour plus tard, le 2 avril, il change de ton : il annonce qu’il mènera des frappes "extrêmement violentes" contre l’Iran dans les semaines à venir. Le prix du pétrole grimpe, les marchés se dégradent, l’optimisme cède la place à la panique.

Le 3 avril, dernier jour de la période de vacances, il fait exploser le pont emblématique de l’Iran, et envoie un signal supplémentaire : "puis ce sera la centrale électrique".

En reliant ces trois jours, on voit que, en 48 heures, la base de l’évaluation du marché est passée de "paix imminente" à "continuons à frapper" puis à "peut-être plus dure encore". Chaque changement s’accompagne de fluctuations violentes. Et tout cela se produit juste avant la fermeture collective mondiale. Les investisseurs n’ont pas eu le temps d’assimiler l’information du troisième jour, et la porte se ferme.

Après la fête, deux scénarios opposés s’offrent au marché.

L’un, c’est la poursuite de l’escalade. Ce n’est pas une hypothèse farfelue. Trump a déjà menacé de frapper les infrastructures, en disant "ce n’est pas encore le début de la destruction du reste de l’Iran". Si, pendant la fête, une nouvelle attaque militaire survient, la crainte d’un approvisionnement en pétrole sera ravivée, le prix du pétrole grimpera encore, et à la réouverture, le marché réagira probablement d’abord par une hausse de l’inflation et une réduction de la marge de manœuvre des banques centrales. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le marché.

L’autre scénario, c’est qu’il envoie un signal de détente inattendu. Par exemple, annonce de progrès dans les négociations, suspension des opérations militaires, ou une déclaration "offre de trêve" pendant la fête. Ce scénario n’est pas improbable non plus. La voix anti-guerre s’amplifie aux États-Unis, la majorité des citoyens souhaite une fin rapide du conflit, et Trump a lui aussi évoqué à plusieurs reprises la négociation. Si, pendant le week-end, des nouvelles de négociations sortent, le prix du pétrole redescendra rapidement, la prime de sécurité accumulée se dissipera, et les actifs risqués pourraient connaître une phase de rebond.

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Beaucoup pourraient penser : "On attend de voir le résultat, et on décidera après."
Mais c’est précisément là que le problème se pose. La principale idée de cet article est : le plus grand trouble causé par cette incertitude, ce n’est pas seulement "on ne sait pas si la guerre va s’intensifier", mais que chaque fête devient une période suspendue, impossible à vérifier ou à ajuster.

On ne sait pas si nos positions sont celles à conserver en cas d’escalade, ou celles à privilégier en cas de cessez-le-feu soudain. Quand le marché rouvre, la réponse est imposée d’un coup, et il n’y a plus de possibilité d’ajustement préalable.

Cela modifie non seulement la perception du marché sur la direction, mais aussi sa perception du "temps". Avant, on craignait surtout de se tromper de sens. Maintenant, il faut aussi craindre que l’information tombe précisément quand le marché est fermé. La fête, qui devrait être une pause, ressemble désormais à un ressort tendu : on ne sait pas quand il va sauter, mais quand il le fera, ce sera brutal.

Puisque la fête n’est plus sûre, avant d’ouvrir le logiciel de trading après, il faut surtout comprendre : selon quel ordre, selon quelle logique, le marché va réévaluer ses prix.

Commencez par vous rappeler calmement : tous les congés ne donneront pas lieu à de grands événements, et même s’il y en a, cela ne garantit pas de grands mouvements.

Un exemple récent en janvier : Maduro, au Venezuela, a été arrêté pendant le week-end. Selon l’intuition "le week-end, une mauvaise nouvelle entraîne une chute lundi", on aurait attendu une baisse des marchés. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Lors de la première journée complète de trading, les marchés mondiaux ont augmenté, le Dow a même atteint un nouveau sommet. Pourquoi ? Parce que le marché a rapidement compris qu’il s’agissait d’un événement géopolitique localisé. Cela n’a pas fait monter le pétrole, ni modifié les anticipations d’inflation, ni changé la trajectoire des taux de la Fed. Les titres accrocheurs n’ont pas touché la chaîne de transmission qui guide réellement la direction du marché.

Quelle est cette chaîne ? La réponse la plus simple : le prix du pétrole détermine l’inflation, l’inflation détermine la trajectoire des taux, et cette trajectoire influence la valorisation du marché.
Si un événement géopolitique ne fait pas monter durablement le pétrole, il est difficile qu’il influence l’inflation ou les taux. La réaction du marché est souvent une simple alerte passagère, une secousse, puis tout revient à la normale en quelques jours. Mais si le pétrole monte et reste élevé longtemps, la pression inflationniste s’accroît réellement, l’espace de baisse des taux se réduit, et la pression devient difficile à digérer en quelques jours.

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Donc, la première chose à faire après la fête n’est pas de deviner la direction, mais de juger : cet événement a-t-il affecté cette chaîne de transmission ? Trois indicateurs peuvent aider à faire cette évaluation.

Le premier, c’est le prix du pétrole.

Le prix du pétrole est la valve la plus en amont de toute la chaîne. Si, après la fête, le Brent reste élevé, il faut faire attention à un phénomène : dans le mois qui précède, y a-t-il des contrats à terme dont le prix est beaucoup plus élevé que ceux à échéance plus lointaine ? On appelle cela "l’ascension de la courbe de prix à court terme". Cela reflète la crainte du marché d’un arrêt d’approvisionnement immédiat. Si cette courbe est très prononcée, cela indique que le marché anticipe une réelle crise d’approvisionnement, pas seulement une panique psychologique. La tendance sera probablement celle de "pétrole cher, inflation, pas de baisse des taux", ce qui complique la situation.

Inversement, si le prix du pétrole baisse nettement, cela indique que le marché pense que le conflit peut être maîtrisé ou que l’approvisionnement peut revenir à la normale. La peur de risque diminue, et les actifs risqués ont plus de chances de se redresser.

Le deuxième indicateur, c’est l’effet combiné des données non agricoles et des nouvelles géopolitiques.

Les chiffres de l’emploi non agricole américain de février seront publiés le 3 avril au soir. Mais à ce moment-là, la majorité des marchés mondiaux seront déjà en vacances. La réaction du marché à ces chiffres ne sera visible qu’à l’ouverture des contrats à terme CME le lundi suivant.

Cela crée une situation intéressante : à l’ouverture mardi matin, le marché devra digérer deux choses très différentes. D’un côté, les nouvelles géopolitiques accumulées pendant la fête, et de l’autre, un rapport sur l’emploi publié depuis trois jours, mais pas encore pleinement intégré.

Ces deux éléments peuvent interférer. Si les chiffres de l’emploi sont solides mais que la géopolitique s’aggrave, le marché peut se retrouver dans une situation embarrassante : l’économie ne faiblit pas, mais la menace inflationniste est plus grande, rendant la baisse des taux difficile. Si les chiffres sont faibles mais que la géopolitique se détend, il faut regarder la réaction des taux et du dollar. Là où ces deux lignes se croisent, des mouvements inhabituels peuvent apparaître.

Le troisième indicateur, c’est le détroit d’Hormuz.

Nous l’avons déjà souligné plusieurs fois, mais il ne faut pas trop insister : c’est une mesure très utile. Environ un cinquième du commerce mondial de pétrole passe par ce détroit. Si cette voie reste tendue, peu importe ce que disent les acteurs, le marché la considérera comme un risque structurel d’approvisionnement, et le prix du pétrole aura du mal à baisser durablement.

Mais si des signaux de reprise maritime ou de normalisation du passage apparaissent, beaucoup de menaces qui semblaient effrayantes ne seront finalement que verbales, et l’approvisionnement ne sera pas réellement impacté.

Ce indicateur nous aide à distinguer deux situations : "l’approvisionnement en pétrole est réellement affecté" ou "les marchés ont simplement été effrayés".

Enfin, un détail pratique : l’ordre d’ouverture des marchés.

Pour revenir à la normalité après la fête, il faut environ cinq jours et neuf phases d’ouverture. Le lundi matin, les contrats CME et le marché de Tokyo donnent la première direction. Le lundi soir, Wall Street suit. Le mardi, la Bourse de Shanghai et l’Europe rouvrent. Le mercredi, Hong Kong termine.

Il ne faut pas prendre la première réaction à l’ouverture comme la réponse finale. L’expérience montre que les marchés qui ouvrent en premier réagissent souvent par peur ou soulagement instinctifs, très émotionnels. Ceux qui arrivent plus tard réintègrent des facteurs plus profonds comme le prix du pétrole, les taux, les politiques, et ajustent leur prix en conséquence. Chaque logique de trading peut être différente. Suivre la première réaction n’est souvent pas la meilleure stratégie.

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En parlant de cela, une question plus profonde mérite réflexion : pourquoi le sujet du risque de fête est-il devenu si important maintenant ?
La réponse réside dans la particularité de notre époque.

Vous avez sûrement aussi remarqué que, maintenant, c’est vraiment différent d’avant. Avant, les déclarations diplomatiques prenaient du temps, les opérations militaires étaient planifiées à l’avance, et l’information mettait plusieurs heures ou jours à se diffuser. Quand le marché rouvre, la situation est déjà en grande partie claire.

Mais maintenant ? Un tweet peut se répandre dans le monde entier en quelques minutes. Le matin, on parle de "cessez-le-feu", l’après-midi, il faut déjà envisager "la poursuite des hostilités". Ces changements rapides, c’est déjà difficile à gérer en temps normal, alors pendant la fête, c’est encore pire — car on n’a même pas la chance de réagir. On ne peut que regarder la marée monter et descendre, et quand on retourne à l’eau, on se rend compte que sa position a complètement changé.

Alors, comment faire face au risque de fête ?

Honnêtement, il est impossible de prévoir ce qui va se passer pendant la fête. Personne ne peut prévoir quand un tweet sera publié, ni ce qu’il dira.

Mais une chose est sûre : il faut anticiper plusieurs scénarios. Si la situation s’enlise, comment le prix du pétrole va-t-il évoluer ? Peut-on supporter la chute ou la hausse ? Si la situation se détend soudainement, quels actifs seront les premiers à se redresser ? Peut-on en profiter ? Et si rien ne change, le marché poursuivra-t-il sa tendance ou apparaîtront-ils de nouvelles variables ?

En réfléchissant à tout cela à l’avance, on sera moins anxieux pendant la fête. Parce qu’on aura un plan, peu importe le résultat. On ne sera pas en train de parier, mais d’attendre en étant préparé.

Après la fête, en ouvrant le logiciel de trading, ne vous précipitez pas pour deviner la direction. Commencez par analyser quel type de risque s’est accumulé. Ensuite, voyez comment chaque marché réagit selon sa logique pour réévaluer les prix. Surveillez le prix du pétrole, cette variable clé, la chaîne de transmission de l’inflation aux taux, et les différences de réaction entre les marchés lors de leur réouverture.

La fête devrait être une pause. Mais elle ressemble désormais à un ressort tendu : plus il est comprimé, plus il libère d’énergie quand il se détend.

C’est probablement la nouvelle normalité à laquelle nous devons nous adapter : la fête elle-même est devenue une partie du risque.
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