Le cessez-le-feu entre en vigueur, et déjà la rupture — Israël bombarde le Liban : qui est le véritable fauteur de trouble ?



Moins de 24 heures après l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, Israël a attaqué le Liban, au plus fort de la flambée actuelle déclenchée depuis le début de ce nouveau conflit : 50 avions de chasse ont largué environ 160 bombes sur 100 cibles en 10 minutes, faisant au moins 303 morts et 1150 blessés. Les services de la protection civile au Liban affirment qu’il s’agit du jour le plus meurtrier pour le Liban en une seule journée depuis la reprise des affrontements israélo-libanais au début du mois de mars. L’armée israélienne a aussi détruit le dernier pont reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ensuite déclaré sans équivoque, dans un discours vidéo, que l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis ne concerne pas le Hezbollah libanais : « Nous continuerons à les frapper avec force. » Il a souligné que le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis « n’est pas la fin de la guerre », mais seulement une étape dans le processus pour l’atteinte de tous les objectifs côté israélien, et que Israël « est prêt à retourner au combat à tout moment », « le doigt reste toujours sur la détente ».

Les autorités iraniennes ont réagi avec vigueur. Le président de l’Assemblée du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a publié une déclaration indiquant que 3 des 10 clauses de trêve prévues par la partie iranienne avaient déjà été violées, notamment : la promesse de cessez-le-feu au Liban a été rompue, un drone a pénétré l’espace aérien iranien et a été abattu, et les États-Unis ont démenti le droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium — « la base des négociations a été sabotée ouvertement ». Le président iranien Masoud Pezeshkian a lui aussi publié un message pour condamner les faits, affirmant que les attaques d’Israël « constituent un signal dangereux de tromperie et de non-respect d’un accord potentiel » et que « l’Iran n’abandonnera jamais les frères et sœurs du Liban ».

La communauté internationale a réagi dans une large mesure. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Volker Türk, a déclaré que l’attaque était « incroyable » ; des dirigeants britanniques, français, allemands, espagnols et d’autres pays ont fortement condamné le bombardement d’Israël contre le Liban, demandant que l’accord de cessez-le-feu couvre le Liban. Le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité, Josep Borrell, a également indiqué clairement que « le cessez-le-feu de l’Iran doit s’étendre au Liban ».

L’attitude des États-Unis, en revanche, apparaît ambiguë. Lors d’une interview, Donald Trump a déclaré avoir demandé à Benyamin Netanyahou d’être « plus discret » dans ses actions au Liban, afin d’accompagner les efforts diplomatiques des États-Unis visant à parvenir à un cessez-le-feu avec l’Iran, et a indiqué que Netanyahou avait accepté « de réduire l’intensité des actions ». Toutefois, Trump a aussi précisé clairement que le Liban n’était pas inclus dans le périmètre du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Cette position a été interprétée par les médias comme une « approbation tacite des actions d’Israël, et non une coordination ».

Selon des analyses d’experts, les attaques vigoureuses d’Israël contre le Liban répondent à une intention stratégique profonde. Le directeur du Centre d’études sur la stratégie internationale de l’université du Nord-Ouest, Wang Jin, a déclaré que l’Israël ne reconnaît pas le cessez-le-feu présenté par les États-Unis, car l’État israélien ne peut pas participer directement aux échanges entre les États-Unis et l’Iran. Dans ce contexte, la partie israélienne cherche à démontrer par ses actions sa position selon laquelle « le cessez-le-feu n’inclut pas le Liban ». Parallèlement, Israël espère aussi, grâce à la fenêtre du cessez-le-feu, affaiblir complètement le Hezbollah libanais, modifier le rapport de forces, placer le Hezbollah dans une position défavorable dans tout accord futur et transmettre un signal à l’Iran : le cessez-le-feu américano-iranien ne protégera pas le Hezbollah, afin de contraindre l’Iran à faire davantage de concessions lors des négociations sur le cessez-le-feu.

Cette frappe aérienne met à l’épreuve, de manière concrète, l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Du côté iranien, il a été indiqué clairement aux médiateurs pakistanais que, tant que le cessez-le-feu n’est pas atteint au Liban, la délégation iranienne ne participera pas aux pourparlers avec les États-Unis. Une personne informée a indiqué que si Israël continuait de violer l’accord de cessez-le-feu et de poursuivre ses attaques contre le Liban, l’Iran envisagerait de se retirer de cet accord.
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