Tant que ce n'est pas ce que j'ai compris, tu ne peux pas me l'offrir. Si tu me le donnes, je ne peux pas le garder !

Récemment, en revisitant « La Voie Céleste », j’ai vu Ding Yuan Ying faire un calcul avec Rui Xiao Dan, ce qui explique très bien pourquoi la plupart des gens ne peuvent pas garder l’argent gagné par chance.
Ce calcul, il peut être considéré comme la leçon commerciale la plus brillante de toute la série.

Ding Yuan Ying dit à Rui Xiao Dan : « Avec tes conditions et ressources, tant que tu travailles dur, tu peux gagner 10 millions en 15 ans. »
Ding Yuan Ying lui-même est un véritable génie du monde des affaires, ayant gagné 5,136 millions de marks en dividendes via un fonds de private equity, ce qui, converti en yuan de l’époque, est un chiffre que la plupart des gens ne gagneraient pas en plusieurs générations.
C’est pourquoi il dit cela, ce n’est pas une simple promesse en l’air.

Ensuite, il donne à Rui Xiao Dan deux conseils, le premier concerne l’apprentissage, le second concerne l’emprunt pour acheter une maison.
Ces deux conseils, en apparence liés à l’argent, cachent en réalité une logique fondamentale très importante.
Une fois comprise, cette logique peut presque expliquer 90 % des phénomènes liés à gagner ou perdre de l’argent dans la vie.

Le père de Rui Xiao Dan est un réalisateur célèbre, sa mère est actrice, elle-même ayant grandi à Francfort, ce qui lui donne une familiarité naturelle avec la culture chinoise et occidentale.
Ces ressources sont là, mais si Rui Xiao Dan ne réalise pas comment les utiliser, ces ressources ne seront que des ressources, et ne se transformeront jamais en argent.
Ce que fait Ding Yuan Ying, c’est l’aider à voir clairement où sont ses avantages, où se trouve la demande du marché, puis à faire correspondre les deux.
C’est la puissance de la cognition.

Le premier conseil de Ding Yuan Ying est : ne pas viser la recherche d’emploi comme objectif, apprendre ce qui est utile, peu importe le diplôme.
Dans le livre « Les jeux finis et infinis », un concept a été présenté.
L’auteur James Carse divise la vie en deux types de jeux : un jeu fini, dont le but est de gagner ; et un jeu infini, dont le but est de continuer le jeu.

De toute évidence, la recherche d’emploi est un exemple typique de jeu fini : vous envoyez des CV, passez des entretiens, recevez une offre, et le jeu s’arrête.
Ensuite, la véritable croissance et création relèvent du jeu infini, qui n’a pas de fin, seulement une itération continue.
Ce que Ding Yuan Ying voit, c’est que trop de gens transforment le jeu infini en jeu fini.
Le diplôme est une clé d’entrée, mais après avoir franchi la porte, alors ?
Une fois licencié, on se rend compte que les compétences accumulées sur le marché du travail ne valent rien ailleurs.

C’est ce que Ding Yuan Ying craint.
Ce n’est pas une critique de la valeur du diplôme, mais un rappel d’une question souvent ignorée : beaucoup confondent moyens et objectifs.
Le diplôme est un outil, pas une fin en soi.
Si l’on étudie uniquement pour obtenir un diplôme, ou travaille uniquement pour enrichir son CV, on risque de tout perdre comme de l’eau dans un panier percé.
Quelle est la vraie sagesse ?
C’est de se concentrer sur l’apprentissage de compétences réelles, et quand on maîtrise suffisamment, on n’a pas besoin de chercher un emploi, les opportunités viendront naturellement.

Le deuxième conseil de Ding Yuan Ying est : « Je te prête cinq millions, à un taux annuel de 3 %, avec remboursement unique au bout de quinze ans, pour un total de 7,25 millions. »
Tu utilises cet argent pour acheter une maison à Berlin.
Il a calculé cela très précisément.
L’amortissement de la maison est estimé à 2 % par an, ce qui fait 1,5 million sur 15 ans.
Ajoutons les intérêts sur 15 ans, soit 2,25 millions, le risque total s’élève à 3,75 millions.
Pourquoi Ding Yuan Ying explique-t-il si clairement le risque ?
Ce n’est pas un cadeau pour Rui Xiao Dan, mais le prix qu’elle doit payer pour pouvoir se tenir debout.
La logique derrière cette phrase est que toute richesse a ses conditions.
Si tu penses que c’est une aubaine tombée du ciel, tu risques de te faire piéger.
Seul celui qui peut assumer le risque et faire ses comptes peut vraiment posséder cette richesse.

Ensuite, Xiao Dan pose une question très réaliste : « Et si, dans cinq ans, tu me trouves vieille ? »
La réponse de Ding Yuan Ying est digne d’un manuel : « C’est possible. Et ce n’est pas la seule possibilité. Peut-être que dans cinq ans, tu me trouveras médiocre, ou que tu me mettras à la porte un jour. Mais cela n’affecte pas la relation de créance et de dette indépendante, ni ne change le fait d’aujourd’hui. »
Ce dialogue, en surface, parle d’amour, mais en réalité, il évoque une vérité plus profonde :
Ta valeur n’a jamais dépendu de ce que les autres pensent, mais de ta propre capacité à te soutenir.
Peu importe ce que deviennent les deux dans cinq ans, qu’ils soient encore amoureux ou séparés, tant que tu as tes compétences et ton capital pour te faire une place, tu n’as pas à craindre d’être mis à la porte.

La phrase de Xiao Dan est une véritable conclusion : « Tant que ce que je n’ai pas encore compris, tu ne peux pas me l’offrir.
Et si tu me l’offres, je ne saurai pas le garder. »
Cela peut sembler un peu tordu, mais après réflexion, on réalise que c’est une règle infaillible de la richesse.

Certains pourraient demander : comment faire pour que sa cognition corresponde à sa richesse ?
La réponse de Ding Yuan Ying est : « Se rendre compte, comprendre, puis agir. »
Se rendre compte, c’est prendre conscience de l’existence de la question.
Beaucoup ne savent pas qu’ils ont une question dans leur cognition, et pensent que c’est simplement une malchance ou un mauvais timing.
Reconnaître ses limites est déjà une avancée.
Comprendre, c’est saisir la règle derrière la question.
Savoir qu’on a une question ne suffit pas, il faut aussi comprendre où elle se trouve et quelle est la règle.
Cela demande de l’apprentissage, de la réflexion, et de l’expérimentation dans la pratique.

Agir, c’est transformer la cognition en action.
Beaucoup comprennent la théorie, mais ne parviennent pas à agir, car entre savoir et faire, il y a un gouffre appelé habitude.
Ces trois étapes ne sont pas faciles, mais seules celles-ci permettent que l’argent gagné soit réellement le vôtre, et que les compétences acquises se transforment en revenus.

La richesse n’est jamais une fin, mais la projection de la cognition.
Plus votre cognition atteint un certain niveau, plus votre richesse s’arrête à ce niveau.
En d’autres termes, chacun paie sa propre cognition.

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