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145% de droits de douane, la logique fondamentale de l'économie mondiale est en train d'être réécrite
Écrire : Akasha2049
Ce n’est pas seulement une guerre commerciale. C’est la déstabilisation la plus profonde depuis le système de Bretton Woods.
Le 2 avril 2025, Trump a signé ce document. Ce jour-là, son équipe l’a appelé “Jour de la Libération” (Liberation Day). Leur idée était que les États-Unis se libéraient enfin d’un ordre commercial mondial injuste.
Mais pour tous les autres, ce jour ressemblait à une bombe nucléaire à retardement déclenchée.
En deux jours de négociation, les marchés mondiaux ont perdu plus de 6,6 trillions de dollars. Les obligations américaines ont été massivement vendues, le dollar s’est affaibli, et l’indice de peur VIX a atteint son plus haut depuis la pandémie. Quant aux droits de douane sur la Chine, ils ont finalement été portés à 145 % — un chiffre presque équivalent à une quasi-embargo commercial.
“Ce n’est pas le marché qui évalue le risque, c’est le marché qui revalorise la crédibilité de l’ensemble de l’ordre mondial.”
I. En quoi cette fois est différente de la précédente
La guerre commerciale de 2018 était ciblée. Trump a choisi quelques catégories, appliqué une surtaxe de 25 %, puis les négociations ont abouti à un “premier accord de phase”, tout était terminé. Beaucoup pensaient à l’époque : ce n’était qu’un levier de négociation, pas une volonté de détruire la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Cette fois, c’est différent.
Les droits de douane couvrent plus de 100 partenaires commerciaux mondiaux, avec un début à 10 %, atteignant jusqu’à 145 % pour la Chine. Plus important encore, le gouvernement américain modifie simultanément les contrôles à l’exportation de puces, les règles d’origine, et la stratégie de contre-mesures sur les terres rares — c’est une série d’actions systémiques visant à décomposer la mondialisation, pas une simple pression tactique.
Ce qui est encore plus notable : même les alliés sont impliqués. L’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud figurent sur la liste. Ce n’est plus une simple rivalité sino-américaine, c’est une rupture unilatérale de l’ordre économique international établi après la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis.
Ligne du temps clé
2 avril : Trump annonce le “Jour de la Libération” avec des droits de douane équivalents, totalisant 54 % contre la Chine
4 avril : la Chine annonce une surtaxe de 34 % sur tous les produits américains en représailles
9 avril : les États-Unis suspendent pendant 90 jours les droits pour 75 pays, tout en portant ceux sur la Chine à 125 %
11 avril : les droits sur la Chine sont officiellement portés à 145 % ; la Chine ajuste ses règles d’origine pour les puces
14 avril : Trump laisse entendre que les droits pourraient “baisser rapidement”, le marché commence à spéculer sur une sortie possible
II. Pourquoi la dette américaine en obligations est-elle plus révélatrice que la bourse
La logique traditionnelle veut que : lorsque les actifs risqués (actions) sont vendus, les fonds se réfugient dans les obligations américaines — le havre de sécurité mondial. C’est la règle d’or depuis des décennies.
Mais cette fois, les actions ont chuté, et les obligations aussi ont été vendues.
Que signifie cela ? Cela indique que le marché commence à douter de la “crédibilité de la souveraineté américaine” elle-même. Quand votre dette souveraine et vos actions s’affaiblissent simultanément, les seuls refuges sont l’or et… le Bitcoin.
Ce n’est pas une coïncidence. C’est un signal profond : le système de confiance basé sur le dollar et les obligations américaines subit le test de résistance le plus sévère depuis Bretton Woods.
Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà lancé un avertissement : l’incertitude commerciale pourrait provoquer davantage de turbulences sur les marchés financiers. Le Peterson Institute prévoit que la croissance du PIB américain cette année pourrait tomber à 0,1 %, bien en dessous des 2,5 % de l’année dernière.
“Les États-Unis détruisent un ordre économique international qu’ils ont eux-mêmes construit. C’est sans précédent.”
III. Qu’est-ce que cela signifie pour la Chine
La pression à court terme est réelle.
De nombreuses entreprises d’exportation du Guangdong ont déjà cessé d’accepter des commandes américaines. L’industrie automobile, l’électronique grand public, le textile — ces secteurs dépendants du marché américain subissent un choc direct. Les voies d’évitement via le Vietnam ou le Cambodge, en contournant les droits de douane, sont également bloquées par cette surtaxe étendue à toute l’Asie du Sud-Est.
Mais si l’on regarde à plus long terme, certains changements se produisent discrètement.
La Chine est le deuxième plus grand importateur mondial, et cela fait 16 années consécutives. En 2024, ses importations de puces ont atteint 385,6 milliards de dollars, représentant 65 % du total mondial. C’est une position de force dans la négociation, et cela donne des moyens de riposte. La Chine a rapidement annoncé une modification de ses règles d’origine pour les puces — passant du lieu d’emballage à celui de la fabrication des wafers — bloquant ainsi la voie pour les entreprises américaines de puces qui tenteraient de contourner via un troisième pays.
L’enjeu stratégique est encore plus grand : c’est une relance forcée mais nécessaire de la diversification de la chaîne d’approvisionnement. La Chine redirige ses exportations vers l’Europe, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient, l’Afrique ; le commerce bilatéral en yuan s’accélère ; et cette “grande navigation chinoise” — un terme un peu romantique — repose sur une logique solide.
IV. Perspective Web 3 : la fenêtre pour un ordre décentralisé
C’est le moment pour les acteurs du Web 3 de rester très vigilants.
Lorsque la crédibilité du système dollar centralisé est mise à mal, lorsque les flux de capitaux transfrontaliers sont politisés, et lorsque les stablecoins deviennent le réseau de règlement en dollars le plus rapide au monde — ce ne sont pas des coïncidences, mais une fenêtre historique où la narration Web 3 passe de “l’idéalisme” à “l’infrastructure essentielle”.
La logique des stablecoins est accélérée par cette guerre commerciale. Quand le système bancaire traditionnel échoue face aux sanctions et aux barrières douanières, USDC et USDT deviennent indispensables pour les règlements transfrontaliers. La législation sur les stablecoins aux États-Unis en 2025 s’inscrit aussi dans cette logique géopolitique : Washington veut prolonger l’hégémonie du dollar via ces stablecoins, plutôt que la voir décliner.
Les RWA (tokenisation d’actifs réels) trouvent aussi un nouveau souffle dans ce contexte. Quand les flux d’actifs transfrontaliers traditionnels sont bloqués, la faible friction des règlements via la blockchain devient de plus en plus attractive.
Mais il faut rester prudent : ne pas confondre le chaos à court terme avec une victoire du Web 3. Les véritables opportunités appartiennent aux équipes qui construisent concrètement des produits, des utilisateurs et des protocoles — pas à ceux qui surfent sur la narration pour spéculer.
Cette guerre tarifaire ne se terminera pas par la victoire d’un camp, mais par un monde plus multipolaire, plus frictionné, avec moins de confiance. Dans ce monde, des outils et réseaux capables de fonctionner indépendamment de tout système de crédit national deviendront la norme, passant d’“actifs alternatifs” à “éléments essentiels”. Ce n’est pas une narration crypto, c’est la logique de l’évolution macroéconomique.
V. Ce qu’il faut surveiller ensuite
Trump a déjà laissé entendre que les droits pourraient “baisser rapidement”. Le marché commence à spéculer sur une sortie. Mais plusieurs variables sont plus cruciales que toute déclaration :
Les ventes d’obligations américaines — si les rendements continuent d’augmenter et la demande diminue, c’est un signal plus dangereux que la bourse, car cela signifie une hausse systémique du coût de financement des États-Unis.
Le taux de change du yuan — sa stabilité ou sa dévaluation pour contrer la pression à l’exportation sera un indicateur clé de la politique chinoise.
Le positionnement de l’Union européenne — pourra-t-elle rester stratégiquement floue entre les États-Unis et la Chine, ou sera-t-elle contrainte de choisir un camp ? Cela déterminera si cette crise est une simple rivalité sino-américaine ou une véritable réorganisation mondiale.
Les terres rares et les puces — ce sont les deux cartes les plus tranchantes de la Chine. Leur utilisation pourrait faire monter la tension de façon exponentielle.
Ce monde n’a jamais manqué de bouleversements, mais il manque ceux qui savent en discerner la direction.
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