Aperçu rapide de la situation au Moyen-Orient | 2 mai



Les négociations entre les États-Unis et l'Iran entrent dans une nouvelle phase plus conflictuelle. Trump a publiquement exprimé "son insatisfaction" concernant la dernière proposition de négociation avec l'Iran, et a unilatéralement déclaré que la guerre était "en fait terminée" pour contourner la limite de 60 jours d'autorisation de guerre du Congrès. Par ailleurs, les drones du Hezbollah continuent de causer des pertes à l'armée israélienne, l'approvisionnement international en gaz naturel liquéfié montre pour la première fois des signes de relâchement, tandis que les propos de Trump sur la "prise d'otages" des pétroliers ont encore accru l'hostilité entre les deux parties.

1. Négociations US-Iran : l'Iran propose un nouveau plan, Trump exprime publiquement "son insatisfaction"

L'Iran propose un nouveau plan

Le 30 avril, l'Iran a soumis une nouvelle proposition de négociation aux médiateurs pakistanais, qui l'ont transmise aux responsables américains via le Pakistan. Un porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que les contacts diplomatiques entre le Pakistan, l'Iran et les États-Unis se poursuivaient. Cependant, le contenu précis de cette proposition n’a pas encore été rendu public.

Trump rejette froidement

Le 1er mai, à la Maison Blanche, Trump a clairement déclaré aux médias qu'il était "insatisfait" de la dernière proposition de l'Iran, et a exprimé des doutes quant à la possibilité d’un accord final. Trump a dit que l’Iran voulait parvenir à un accord, mais "ils doivent proposer un accord approprié, pour l’instant je ne suis pas satisfait de leur proposition". Il a révélé que les négociations se poursuivaient par téléphone, "avec certains progrès", mais qu’il n’était pas certain d’aboutir à un accord. Trump a également indiqué avoir reçu le dernier briefing du Commandement central américain sur les options militaires.

【Appel téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l’Iran】 Il est à noter que lors de leur conversation, les ministres ont échangé en profondeur sur la cessation totale des conflits militaires, la stabilisation de la situation au Moyen-Orient, la garantie de la liberté de navigation et la résolution du dossier nucléaire iranien. Le ministre iranien a également eu des appels avec ses homologues turc, égyptien, qatari, saoudien, irakien et azerbaïdjanais, pour faire part de la position la plus récente sur la fin de la guerre.

Contournement de l’autorisation de 60 jours de guerre

Le 1er mai marque également le 60e jour depuis la déclaration de guerre des États-Unis à l’Iran. Selon la loi, sauf déclaration de guerre ou autorisation d’utiliser la force par le Congrès, Trump doit retirer les forces américaines. Cependant, le secrétaire à la Défense, Hegseth, a indiqué que le cessez-le-feu en cours entre les États-Unis et l’Iran avait arrêté le décompte des 60 jours, ce qui signifie que les opérations militaires contre l’Iran n’ont pas besoin d’une nouvelle autorisation du Congrès. Trump a également officiellement écrit au Congrès pour affirmer que l’hostilité envers l’Iran avait pris fin en avril. Cette déclaration a suscité une forte réaction de la part des démocrates.

2. Les propos "pirates" de Trump et ses actions extérieures

Se considérer "comme un pirate"

Le 1er mai, lors d’un discours au club de Palm Beach en Floride, Trump a évoqué l’arrestation par l’armée américaine d’un pétrolier iranien, déclarant que le fait que l’armée ait monté à bord du navire, saisi la cargaison et le pétrole, était une opération "très lucrative", et que "nous ressemblons un peu à des pirates, nous sommes comme des pirates". Cette déclaration a rapidement fait réagir l’opinion, et l’Iran avait déjà condamné cette "activité de pirate" par l’armée américaine à l’ONU.

Nouvelle initiative : former une alliance internationale pour garantir le détroit

L’administration Trump pousse à la création d’une nouvelle alliance internationale pour rétablir la navigation dans le détroit d’Hormuz. Plusieurs signaux indiquent que la pression américaine pour contrôler le détroit passe d’actions unilatérales à une diplomatie multilatérale — si les négociations échouent, ils tentent de faire pression internationalement pour contraindre l’Iran à faire des concessions.

3. Détroit d’Hormuz : la situation reste tendue

Double blocus inchangé

L’Iran continue de bloquer le détroit, tandis que la marine américaine empêche l’exportation de pétrole iranien, ce qui limite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et gaz naturel, faisant monter les prix de l’énergie et alimentant les inquiétudes sur le ralentissement économique mondial. Le secrétaire général de l’ONU, Guterres, a averti qu’en cas de fermeture du détroit jusqu’à la mi-année, la croissance mondiale pourrait chuter à 2,5 %, l’inflation atteindre 5,4 %, et 32 millions de personnes tomber dans la pauvreté.

Le leader suprême iranien affiche une position ferme

Le guide suprême iranien, Khamenei, a prononcé un discours ferme, déclarant qu’après deux mois d’échec des plans américains et de l’intervention militaire à grande échelle dans la région, le Golfe Persique et le détroit d’Hormuz entrent dans une nouvelle phase, et que "les étrangers malveillants" n’auront nulle part où se cacher dans cette zone.

4. Frontière libano-israélienne : accélération des opérations israéliennes, les États-Unis encouragent la rencontre entre les leaders

Opérations de nettoyage intensifiées

L’armée israélienne a lancé le 2 mai une attaque contre un village du sud du Liban. Plus tôt dans la journée, elle avait demandé aux habitants locaux de partir immédiatement, en s’éloignant d’au moins 1000 mètres des villages et villes. L’armée israélienne a indiqué avoir frappé des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban la veille, tuant des combattants et détruisant plus de 50 infrastructures.

Les drones du Hezbollah continuent de causer des pertes

Le Hezbollah libanais a annoncé avoir utilisé des drones pour frapper plusieurs sites dans le sud du Liban en réponse aux violations du cessez-le-feu par Israël, qui ont causé des pertes civiles. L’armée israélienne a également lancé plus de 70 raids aériens et bombardements dans le sud du Liban, notamment à Tir et Bint Jbeil. Par ailleurs, l’armée israélienne a lancé une alerte d’évacuation d’urgence pour les habitants du village de Habush dans le sud.

Canaux diplomatiques en parallèle

L’ambassade des États-Unis au Liban a proposé le 30 avril que les dirigeants libanais et israéliens se rencontrent directement pour résoudre leurs différends. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Araghchi, a eu un appel avec le président du Parlement libanais, Berri, pour souligner que "mettre fin à l’agression israélienne contre le Liban" fait partie de la proposition de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis.

5. Rôle international : ventes d’armes américaines, nouvelles frappes britanniques et diplomatie russe

Les États-Unis approuvent d’importantes ventes d’armes

Les États-Unis ont approuvé la vente de 4 milliards de dollars de systèmes de missiles Patriot à Qatar, ainsi que de systèmes d’armes précises d’une valeur de près de 1 milliard de dollars à Israël.

Dynamique du Royaume-Uni, de la Chine et du Japon

Par ailleurs, le ministère britannique de la Défense a annoncé une cinquième série de frappes contre les Houthis au Yémen. La réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 a mis l’accent sur la situation au Moyen-Orient. Sur le plan diplomatique, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine suivait de près la situation au Moyen-Orient et appelait à une résolution politique. Le ministre japonais des Affaires étrangères a également appelé à la retenue maximale pour parvenir à un cessez-le-feu.

Une implication plus directe de la Russie

Le 1er mai, le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, a eu un appel avec son homologue iranien, Araghchi, pour échanger en profondeur sur la cessation totale des conflits militaires, la stabilisation de la région et la question nucléaire iranienne. Poutine a déjà exprimé sa volonté de jouer un rôle de médiateur dans la résolution du conflit US-Iran. 【Signes d’une coopération renforcée russo-iranienne】 La Russie s’engage de plus en plus directement dans la dynamique du Moyen-Orient, passant d’un soutien discret à une médiation visible — Moscou commence à faire de la "conciliation du cessez-le-feu" une stratégie, cherchant à obtenir un pouvoir de négociation dans la confrontation US-Iran.

6. L’Arabie saoudite quitte officiellement l’OPEP+

À partir du 1er mai, l’Arabie saoudite quitte officiellement l’OPEP et l’"OPEP+", une première en près de soixante ans. Riyad a indiqué que cette décision visait à se libérer des quotas de production, à augmenter progressivement la production de pétrole pour répondre à la demande mondiale, et qu’il s’agit d’une décision souveraine basée sur des intérêts nationaux et une stratégie énergétique à long terme, sans consultation préalable avec l’Arabie saoudite.

7. Marché de l’énergie : baisse des prix du pétrole, le PDG d’ExxonMobil met en garde contre les risques de hausse

Les prix du pétrole reculent brièvement, mais l’inquiétude sur l’offre persiste

Suite à la détente de la situation au Moyen-Orient (proposition de négociation de l’Iran), les prix du pétrole ont baissé le 1er mai. Le WTI a clôturé à 101,94 dollars le baril, en baisse de 2,98 %, et le Brent à 108,17 dollars, en baisse de 2,02 %. Sur la semaine, le WTI et le Brent ont tous deux enregistré des gains à deux chiffres, mais la prime géopolitique reste très tendue.

Le marché reste très sensible aux évolutions

Toute modification de la situation est rapidement intégrée par le marché. Le 1er mai, Trump a déclaré publiquement qu’il était "insatisfait" du nouveau plan iranien, ce qui a entraîné un rebond du WTI au-dessus de 102 dollars le baril, après avoir touché un creux trimestriel. Après cette déclaration, le WTI a rebondi de plus de 3 % par rapport à son point le plus bas de la journée.

Résumé : La situation au Moyen-Orient le 2 mai, centrée sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran, reste tendue. Trump est insatisfait du nouveau plan iranien, les négociations américaines semblent peu avancées, l’Iran envoie des signaux diplomatiques en proposant un nouveau plan. La ligne de front entre Israël et le Liban s’intensifie avec des opérations militaires et des tentatives diplomatiques. La Russie joue un rôle de plus en plus important dans la région. La chaîne d’approvisionnement en gaz naturel montre ses premiers signes de relâchement, apportant une légère nuance à la situation énergétique mondiale tendue. Sous la pression de multiples acteurs, la paix demeure incertaine, et le risque de confrontation n’a pas disparu.
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Ryakpanda
· Il y a 2h
Il suffit de foncer 👊
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