Aperçu rapide de la situation au Moyen-Orient | 6 mai



Le conflit dure déjà 66 jours, avec deux déclarations officielles parallèles : "état de guerre" et "fin des opérations militaires" entre les États-Unis et l'Iran. Le "Plan de liberté" de Trump, lancé il y a moins de 48 heures, a été suspendu en urgence, tandis que l'Iran a annoncé la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion du passage dans le détroit et a averti que tout navire déviant de la route désignée recevrait une "réponse ferme". Le même jour, la zone pétrolière des Émirats arabes unis a été attaquée par des drones et des missiles iraniens, et la frontière libano-israélienne, depuis le cessez-le-feu, a fait 2696 morts, tandis que le chef d’état-major israélien a déclaré être prêt à déployer "toutes les forces aériennes vers l’est pour faire face à l’Iran" si nécessaire. La situation au Moyen-Orient entre dans une nouvelle étape cruciale.

I. Confrontation USA-Iran : positions diamétralement opposées, leviers militaires et économiques en parallèle

Au 6 mai, une divergence fondamentale apparaît dans la définition de la situation par les deux parties.

Côté américain, le secrétaire d’État Pompeo a officiellement annoncé le 5 mai lors d’une conférence de presse que l’opération militaire "Fureur épique" lancée contre l’Iran fin février était terminée, "nous avons accompli cette étape", mettant fin à cette campagne de 66 jours. Le secrétaire à la Défense Hagel a confirmé le même jour que le cessez-le-feu, conclu il y a environ un mois, restait en vigueur, mais a souligné la nécessité pour l’Iran de "garder la prudence, pour que la situation ne dérape pas". Par ailleurs, le président du Comité des chefs d’état-major interarmées, Milley, a clairement indiqué que l’armée américaine maintenait une haute alerte, prête à engager une opération de grande envergure contre l’Iran "sur ordre, la barrière pour relancer l’action militaire contre l’Iran étant une décision politique".

Concernant la situation maritime, le 5 mai, le Commandement central américain a confirmé que le porte-avions "Bush" traversait l’océan Indien avec plus de 60 avions à bord. Ce geste a été interprété comme une démonstration que, même après la fin de l’opération "Fureur épique", les États-Unis conservaient une capacité de dissuasion et d’attaque forte au Moyen-Orient.

De leur côté, l’Iran a adopté une position diamétralement opposée. Le conseiller du Guide suprême pour les affaires étrangères, Velayati, a clairement indiqué le 5 après-midi que le détroit d’Ormuz était fermé, "sauf si la volonté nationale de la République islamique d’Iran décide autrement, il ne sera pas rouvert". Il a souligné que l’Iran et les États-Unis "restaient en état de guerre" et poursuivraient leur résistance.

II. Jeu autour du détroit d’Ormuz : "Plan de liberté" suspendu rapidement, Iran active un nouveau mécanisme de gestion

Après une confrontation intense, le jeu pour le contrôle du détroit d’Ormuz a connu un tournant dramatique.

Le "Plan de liberté" américain a été suspendu en urgence. Le 5 mai, en soirée, le président Trump a annoncé sur les réseaux sociaux que le vaste plan de "détournement" lancé moins de deux jours auparavant serait temporairement suspendu. Selon une déclaration officielle du 6 mai, cette suspension est due à la demande du Pakistan et d’autres pays, aux progrès militaires dans l’application de la stratégie contre l’Iran, et à l’avancement des négociations d’un accord global avec l’Iran. Trump a aussi précisé que le blocus maritime contre l’Iran resterait en place.

En évoquant la possibilité que l’Iran viole le cessez-le-feu, Trump a répondu de manière ambiguë : "Vous le saurez, car je vous le dirai… ils (l’Iran) savent ce qu’ils doivent faire, et ce qu’ils ne doivent pas faire." Il a aussi qualifié l’Iran de "jouant un jeu, mais souhaitant parvenir à un accord".

Les navires américains ont été repoussés lors de leur incursion dans le détroit. Le 4 mai, l’armée iranienne a publié un communiqué indiquant que des destroyers américains avaient tenté de s’approcher du détroit d’Ormuz dans le Golfe d’Oman, en désactivant leurs radars, mais qu’après un premier avertissement, la marine iranienne avait tiré des coups de feu d’avertissement, y compris des missiles de croisière, des roquettes et des drones, empêchant avec succès les navires américains d’entrer dans le détroit. Les États-Unis ont affirmé qu’aucun navire américain n’avait été touché par des missiles, et que deux navires commerciaux arborant le drapeau américain avaient été escortés en toute sécurité à travers le détroit.

Par ailleurs, le Commandement central américain a indiqué que le porte-avions "Bush" avec plus de 60 avions à bord traversait l’océan Indien, tout en menant un blocus maritime dans le Golfe d’Oman contre l’Iran.

L’Iran renforce ses contrôles par des moyens législatifs et militaires. La marine des Gardiens de la révolution islamique a publié le 5 mai une déclaration sévère, affirmant que la seule route sûre pour passer dans le détroit d’Ormuz est celle annoncée précédemment par l’Iran, toute déviation étant "réprimée fermement". La même journée, l’Iran a lancé un nouveau mécanisme de gestion du passage maritime : tous les navires doivent recevoir les règles de passage par email officiel et obtenir une autorisation préalable. Le président du Conseil national de sécurité et de la politique étrangère du Parlement, Aziz, a déclaré que toute ingérence dans ce "nouveau système de gestion maritime" serait considérée comme une violation de l’accord de cessez-le-feu.

III. Attaque contre les Émirats : première attaque directe de l’Iran, conflit qui s’étend

Le 5 mai, la confrontation USA-Iran a pour la première fois directement touché un pays tiers — les Émirats arabes unis, allié de longue date des États-Unis.

Selon plusieurs sources, le ministère de la Défense des Émirats a confirmé avoir été attaqué par 12 missiles balistiques, 3 missiles de croisière et 4 drones iraniens. C’est la première attaque de ce type contre les Émirats depuis la déclaration de cessez-le-feu le 8 avril. La zone pétrolière de Fouchéh en Émirats a été attaquée par des drones iraniens, provoquant un incendie, et trois personnes indiennes ont été blessées ; une autre attaque a visé un pétrolier exploité par
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