Le Pakistan a soudainement ouvert six passages terrestres, livrant directement des marchandises en Iran : cette victoire tant attendue, le Pakistan l’a espérée depuis trop longtemps. Un décret administratif du ministère du Commerce pakistanais a activé six passages terrestres. Plus de 3000 conteneurs accumulés dans les ports de Karachi et de Gwadar ne contourneront plus la mer, mais seront directement transportés par voie terrestre vers l’Iran. Le moment est très évocateur — c’est il y a une semaine que les États-Unis ont tenté de jouer les médiateurs dans les négociations américano-iraniennes, qui ont échoué. Quand les négociations ont capoté, les passages ont été ouverts. D’un côté, ils jouent les médiateurs, de l’autre, ils plantent des couteaux dans le dos. Pourquoi le Pakistan a-t-il décidé cette fois de tout risquer ? Parce qu’il en a assez d’être frustré. Situé à la croisée des chemins de l’Asie du Sud, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, avec des ports en eau profonde construits, notamment Gwadar, mais sans industrie, sans logistique, et même la sécurité pose problème. Quand le navire arrive, la marchandise ne peut pas aller bien loin. Et à côté, l’Inde dispose du port de Chabahar, avec des fonds et des technologies américains et japonais, et une échelle économique dix fois supérieure. Le Pakistan a été marginalisé pendant des décennies. Mais avec le blocus du Golfe Persique, la situation a changé. La voie maritime est bloquée, la voie terrestre devient vitale. Le désert du Baloutchistan, dans le Pakistan, est soudain devenu une voie stratégique capable de contourner le blocus maritime. Trois routes ont des fonctions claires : la ligne sud, à 90 km, mène directement en Iran, avec un passage en deux heures ; la voie côtière de fret lourd convient aux grandes cargaisons ; la vieille route commerciale du nord, déjà prête pour le ravitaillement, est limitée par la montagne. La logique est simple — acheminer les marchandises portuaires aussi vite que possible vers l’Iran. Cette victoire, le Pakistan l’attendait depuis trop longtemps. Il connaît les risques, mais préfère prendre le pari plutôt que de continuer à être marginalisé. Si la voie terrestre s’ouvre, le destin ne sera plus forcément uniquement entre les mains de la mer.

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