#USRevokesIranOilWaiver , reprend les frappes militaires après les attaques de pétroliers dans le détroit d'Ormuz


L'administration Trump a révoqué une dérogation de sanctions qui permettait les ventes de pétrole iranien le 7 juillet 2026, quelques heures après que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a attaqué trois pétroliers commerciaux dans le détroit d'Ormuz. L'administration a également repris les frappes militaires contre l'Iran, portant un coup sérieux à un accord de cessez-le-feu fragile signé quelques semaines plus tôt.

La dérogation et ses origines

La dérogation – « Licence générale X » – a été émise le 21 juin 2026, dans le cadre d'un protocole d'accord (MOU) de 60 jours entre Washington et Téhéran. L'accord a mis fin à des mois de conflit et exigeait que l'Iran autorise le passage sûr des navires commerciaux par le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. En échange, le Trésor américain a assoupli les sanctions, permettant à l'Iran de produire, vendre et livrer du pétrole brut et des produits connexes jusqu'au 21 août. Le MOU a également prolongé un cessez-le-feu tandis que les deux parties négociaient les détails techniques du programme nucléaire iranien.

Les attaques qui ont tout changé

Le 7 juillet, trois navires commerciaux ont été touchés près du détroit d'Ormuz. Deux ont été frappés par des projectiles inconnus et un par un drone. Le pétrolier Qatari de GNL Al-Rekayyat, transportant des cargaisons d'énergie vers l'Inde, faisait partie des cibles. L'armée britannique a confirmé les attaques – le plus grand nombre d'assauts contre la navigation en une seule journée depuis fin avril. Le Qatar a condamné les frappes comme « inacceptables », a convoqué l'ambassadeur adjoint iranien et a tenu Téhéran « entièrement légalement responsable ».

Réponse immédiate des États-Unis

Quelques heures après les attaques, le Commandement central américain a lancé « une série de frappes puissantes » contre l'Iran, ciblant les systèmes de défense aérienne, les infrastructures de surveillance côtière, les missiles sol-air, les missiles de croisière antinavires et les sites de lancement de drones. Les médias iraniens ont rapporté de multiples explosions dans le sud de l'Iran, notamment sur l'île de Qeshm, à Sirik et près de Bandar Abbas.

Simultanément, le Bureau du contrôle des actifs étrangers du Trésor a révoqué la licence générale X et l'a remplacée par la « Licence générale X1 ». La nouvelle licence n'autorise aucune nouvelle transaction, y compris les achats ou le chargement de pétrole iranien. Elle prévoit une période de grâce jusqu'au 17 juillet pour les transactions déjà en cours, les produits étant placés dans des comptes bloqués et portant intérêt.

Diplomatie « basée sur la performance »

Un responsable américain a présenté la révocation comme une conséquence des actions de l'Iran : « Comme le président Trump et l'administration l'ont affirmé à maintes reprises, le MOU en vigueur avec l'Iran est entièrement basé sur la performance. L'Iran ne bénéficiera de retombées que s'il fait preuve de bonne conduite. Les actions de l'Iran dans le détroit étaient totalement inacceptables pour les États-Unis et entraîneront des conséquences ». Le responsable a ajouté que les négociateurs continuent de travailler « de bonne foi en vue d'un accord final ».

Réponse iranienne

Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la révocation comme une « grave violation » du MOU du 18 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti que « l'Iran... prendra des mesures décisives pour sauvegarder ses intérêts nationaux et sa sécurité ». Des responsables iraniens ont fait valoir que des navires avaient emprunté des routes non coordonnées avec l'Iran tout en désactivant leurs systèmes de suivi, créant des risques de collision et de dommages environnementaux. Le politicien radical Nezamoldin Mousavi a averti qu'après la révocation, l'Iran n'avait « plus aucune carte à jouer » si ce n'est fermer le détroit d'Ormuz.

Réactions mondiales et impact sur le marché

L'Arabie saoudite a condamné les attaques comme une « atteinte à la sécurité et à la sûreté de la navigation internationale, et à l'énergie des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Le Centre conjoint d'information maritime a relevé le niveau de menace à Ormuz à « sévère ».

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de deux pour cent. Le brut Brent a grimpé à 75 dollars le baril, tandis que le WTI a bondi à 71 dollars. Les prix avaient culminé à 125 dollars fin avril lorsque le détroit était effectivement fermé.

Implications pour les pays importateurs de pétrole

La révocation a des implications importantes pour des pays comme l'Inde, qui dépendait fortement du pétrole brut iranien avant les sanctions. Le pétrole iranien représentait environ 10,5 % des importations de brut de l'Inde en 2018. Les vendeurs iraniens offraient historiquement des périodes de crédit plus longues de 60 à 90 jours et des coûts de fret moins élevés en raison de la proximité géographique.

Une voie à suivre fragile

La dérogation a duré à peine plus de deux semaines. Alors que les responsables américains insistent sur la poursuite des négociations, la direction iranienne prévient que Washington fait dérailler les pourparlers. Avec le détroit d'Ormuz redevenu un point chaud et les marchés énergétiques mondiaux sur les dents, la voie vers un accord durable semble plus incertaine que jamais.

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