**Un compte rendu de réunion plus hawkish que prévu : les espoirs de baisse des taux définitivement anéantis**



Le compte rendu de la réunion de la Fed de juin montre que les responsables sont passés d'une orientation accommodante à une position neutre à double sens, laissant autant de place aux hausses qu'aux baisses de taux. Sur les 18 participants, neuf se sont clairement prononcés en faveur d'une hausse des taux cette année, et certains responsables ont même estimé que la réunion de juin elle-même justifiait une hausse, un ton bien plus hawkish que le consensus de marché qui tablait jusqu'ici sur une baisse des taux d'ici la fin de l'année.

**La persistance de l'inflation est repricée, trois nouveaux facteurs moteurs émergent**

Pour la première fois, le compte rendu intègre les investissements dans les infrastructures liées à l'IA comme facteur central de l'inflation. Combinés à l'effet de transmission des droits de douane qui se poursuit et à la hausse des coûts énergétique due aux conflits géopolitiques au Moyen-Orient, le recul de l'inflation devient plus difficile, et la durée de maintien des taux élevés sera nettement plus longue que les estimations précédentes.

**L'IPC de juillet devient un point de bascule clé, la probabilité d'une hausse des taux en septembre augmente**

La prochaine fenêtre d'observation pour le marché est l'IPC de la mi-juillet. Si l'inflation dépasse à nouveau les attentes, la probabilité d'une reprise des hausses de taux en septembre grimpera fortement, exposant la trajectoire politique à un risque de resserrement accru.

**La divergence entre les actifs se poursuit : rotation sectorielle aux États-Unis, indépendance structurelle en Chine**

- **Aux États-Unis**, les secteurs du matériel de calcul et de l'énergie profitent relativement, tandis que les valeurs traditionnelles blue-chip subissent des pressions.
- **En Chine (marché A)**, les chaînes d'exportation, les actions à haut dividende et les filières nationales de calcul bénéficient d'une plus grande indépendance externe, alors que les secteurs de la consommation et de l'immobilier, fortement pondérés par les capitaux étrangers, restent contraints par les conditions de liquidité externes. Le phénomène de divergence structurelle sectorielle se poursuivra globalement.
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