Le vice-président de la Fed, Williams : l’inflation a atteint son point culminant ! Les taux de la Réserve fédérale « sont bien positionnés », avec une baisse attendue d’ici la fin de l’année à 3,25 %

Les preuves d’un ralentissement de l’inflation se renforcent encore ! D’après CNBC, le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, a prononcé aujourd’hui un discours au cours duquel il a clairement indiqué que plusieurs signaux montraient que l’inflation a déjà « atteint son sommet », et que le niveau actuel des taux d’intérêt est « bien positionné ». Il s’attend à ce que l’inflation retombe à 3,25 % d’ici la fin de l’année, et a cité cinq raisons principales, dont le repli des prix du pétrole et l’augmentation de l’offre liée à l’IA, envoyant ainsi des signaux de politique monétaire relativement plutôt « accommodants » (orientation plutôt baissière des taux).
(Contexte : de nouveau confirmé ! En juin, le PPI mensuel américain recule de 0,3 %, au plus bas niveau récent, l’énergie chutant de 6,4 % comme principale cause)
(Ajout de contexte : le nouveau président de la Fed, Hacsh, fait une première comparution devant le Congrès : « zéro tolérance » envers la forte inflation, et il pointe les investissements dans l’IA comme le principal point lumineux de l’économie)

Table des matières

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  • Inflation au sommet : 5 raisons, baisse estimée à 3,25 % d’ici fin d’année
  • Économie et marché du travail solides, taux actuels « bien positionnés »
  • Le marché continue de parier sur une hausse des taux en septembre, prudence du président de la Fed

Le ralentissement des données d’inflation aux États-Unis redonne davantage de confiance aux responsables de la Fed. Le 15 juillet 2026, heure de Taipei, lors d’un discours à l’attention des dirigeants d’entreprises locales, le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, a délivré des signaux de détente qui ont réjoui le marché. Il a indiqué sans ambiguïté que cette phase de forte inflation « a déjà atteint un sommet », et qu’actuellement la Fed peut tout à fait maintenir ses taux inchangés.

Inflation au sommet : 5 raisons, baisse estimée à 3,25 % d’ici fin d’année

Concernant la trajectoire future des prix, Williams a donné une feuille de route chiffrée. Il prévoit qu’à la fin de cette année l’inflation globale aux États-Unis retombera à environ 3,25 %, et qu’elle continuera de baisser en 2027, avant d’atteindre finalement l’objectif à long terme de 2 % de la Fed en 2028.

Pour étayer l’argument selon lequel « l’inflation a atteint son sommet », il a avancé cinq raisons clés : d’abord, les prix du pétrole, qui avaient probablement atteint leur pic après la flambée géopolitique au Moyen-Orient, devraient reculer ; ensuite, le remplacement après l’expiration des taxes en vigueur ne provoquerait pas de choc significatif supplémentaire ; troisième, même si l’intelligence artificielle (IA) et les investissements technologiques avaient temporairement soutenu l’inflation, l’augmentation de l’offre permet progressivement de réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande ; enfin, le marché du travail, actuellement solide, ne constitue pas une source d’inflation, et les anticipations d’inflation du marché sont « solidement ancrées », offrant aux décideurs politiques une marge d’action suffisante.

Économie et marché du travail solides, taux actuels « bien positionnés »

« La croissance économique est robuste et conforme à la tendance, et le marché du travail est également solide. » Dans son discours, Williams a insisté sur le fait que, même si l’inflation demeure encore au-dessus de l’objectif souhaité, la Fed doit continuer à s’employer à la ramener à 2 %, mais il estime que l’orientation actuelle de la politique monétaire est « très appropriée (well positioned) » pour accomplir cette mission.

Ces propos ont été généralement interprétés par Wall Street comme plutôt « accommodants », ce qui signifie que cet officiel, doté de droits de vote importants au sein du cœur décisionnel de la Fed (FOMC), pense que le niveau actuel de taux restrictifs est déjà suffisant et qu’il n’est pas nécessaire de relever rapidement les taux pour freiner l’économie.

Le marché continue de parier sur une hausse des taux en septembre, prudence du président de la Fed

Il est à noter que, la veille même de ce discours, les États-Unis ont publié l’indice des prix à la consommation (CPI) de juin : la donnée a surpris en baissant de 0,4 % sur un mois, enregistrant la plus forte baisse mensuelle depuis avril 2020, et le taux annuel a également reculé à 3,5 %.

Même si les données sont encourageantes et que Williams se montre optimiste, le marché et certains responsables restent très prudents. D’après les prévisions de la grille de points (dot plot) de juin, les membres du FOMC s’attendent encore, par une faible majorité, à une nouvelle hausse des taux d’un cran avant la fin de l’année (0,25 point de pourcentage) ; par ailleurs, le marché porte surtout son attention sur la réunion de septembre. En outre, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, s’était aussi montré prudent lors d’une audition au Congrès, soulignant que la baisse des prix « ne signifie pas que la mission est accomplie », ce qui indique que, au sein même de la Fed, on continue d’adopter une approche prudente avant de déclarer la victoire anti-inflation.

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