Le fondateur de Telegram, Durov, dénonce la France avec colère ! La police intervient brusquement dans le bureau de X, déclenchant une controverse

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France a perquisitionné le siège parisien de X pour enquêter sur des images d’abus sexuels sur enfants, des deepfakes IA et le négationnisme de la Shoah, et a convoqué Musk pour interrogatoire le 20 avril. Le fondateur de Telegram, Durov, a critiqué « la France est le seul pays à persécuter criminellement les réseaux sociaux qui offrent la liberté » et a critiqué l’utilisation de la protection de l’enfance à des fins de censure. Grok a été bloqué par la Malaisie et l’Indonésie pour avoir généré des deepfakes pornographiques et d’autres facteurs, et l’Union européenne a infligé une amende de 1,2 milliard d’euros.

Des procureurs français font une descente au siège de X Paris pour intensifier la bataille réglementaire

Mardi, des procureurs français ont perquisitionné le siège de X à Paris dans le cadre d’une enquête élargie sur des images présumées d’abus sexuels sur enfants, des images deepfake générées par IA et des contenus de négationnistie de l’Holocauste sur la plateforme. Cette descente, soutenue par Europol, marque une escalade significative de la répression des régulateurs européens contre l’empire des médias sociaux de Musk. Les procureurs ont assigné Musk et son ancienne PDG, Linda Yaccarino, pour qu’ils mènent une « enquête volontaire » le 20 avril.

L’unité de cybercriminalité du procureur parisien a lancé une enquête préliminaire en janvier 2025, se concentrant initialement sur la question de savoir si les algorithmes de la plateforme X étaient biaisés, entraînant des biais dans les systèmes automatisés de traitement des données.

Les chefs d’accusation faisant l’objet de l’enquête incluent la conspiration visant à posséder et diffuser des images d’abus sexuels sur enfants, ainsi que la production de vidéos deepfake explicites. Les procureurs enquêtent également sur son déni des crimes contre l’humanité et sa manipulation de systèmes automatisés de traitement des données en tant que membre d’un groupe de crime organisé. Le bureau du procureur a annoncé qu’il menait une recherche sur la plateforme X elle-même, après quoi la plateforme a annoncé sur Twitter son retrait du marché français et a appelé ses fans à passer à d’autres plateformes de réseaux sociaux.

La France enquête sur quatre principales allégations concernant la plateforme X

Contenu sur les abus sexuels sur enfants: complot pour posséder et diffuser des images d’abus sexuels sur enfants

Deepfake: Grok génère des dizaines de milliers d’images sexuellement suggestives non consenties

Biais algorithmique: Il existe un biais discriminatoire dans le système automatisé de traitement des données

Crime organisé: Manipuler le système en tant que membre d’un groupe criminel

X a publié une déclaration sur sa plateforme condamnant la descente comme une « démonstration d’abus du pouvoir des forces de l’ordre visant à atteindre des objectifs politiques illégaux plutôt qu’à promouvoir des objectifs légitimes fondés sur une justice juste et équitable. » La société a nié toutes les allégations et a qualifié les actions de France de révision motivée politiquement. Cette réponse ferme suggère que Musk n’est pas prêt à faire des compromis, ce qui pourrait faire monter la confrontation avec les autorités françaises en une bataille juridique prolongée.

Telegram Durov a critiqué la dictature numérique française

Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a fait face à des accusations similaires après son arrestation en août 2024. Il défendit X et attaqua les autorités françaises. Durov a écrit sur X : « La police française est actuellement en train de faire une descente dans le bureau de X à Paris. La France est le seul pays au monde à avoir persécuté criminellement tous les réseaux sociaux (Telegram, X, TikTok) qui offrent aux gens un certain degré de liberté. Ne vous y trompez pas : ce n’est pas un pays libre. »

Il a ensuite ajouté : « L’utilisation de la protection de l’enfance pour légitimer la censure et la surveillance de masse est répugnante. Ces gens feront tout ce qu’il faut. » Ces mots révèlent l’argument central de Durov : les autorités françaises utilisent ostensiblement l’excuse de protéger les enfants, mais en réalité, elles poussent à un contrôle complet et à une censure des contenus sur les plateformes sociales. Il considère qu’il s’agit d’une stratégie de « cheval de Troie » qui utilise la supériorité morale à des fins politiques.

Les propos de Durov ont suscité deux réactions contrastées en ligne, à la fois pour et contre. Certains utilisateurs étaient d’accord avec lui, l’un d’eux qualifiant l’approche française de « guide d’introduction à la dictature numérique » et qualifiant l’arrestation de Durov de « mise en garde » pour les situations futures. Ces partisans estiment que la France établit un précédent dangereux, et que si d’autres pays suivent le mouvement, la liberté d’expression mondiale et l’indépendance de la plateforme seront menacées.

D’autres appellent à une analyse plus nuancée. « Des plateformes comme Telegram et X sont bien plus que de simples ‘outils de liberté’. Ils peuvent aussi être utilisés pour répandre la haine, coordonner la violence et déstabiliser la société », a écrit un utilisateur. « Le simplifier face à l’opposition des ‘pays libres et non-libres’ ignore de nombreuses réalités des deux côtés. » Ces critiques soutiennent que les plateformes doivent assumer une part de responsabilité pour leur contenu, et que le laissez-faire complet pourrait entraîner des dommages plus graves à la société.

Controverse autour de Grok et pression réglementaire mondiale croissante

Le chatbot Grok est au centre du conflit. Grok, développé par xAI, a suscité une indignation mondiale le mois dernier. Son « mode explosif » génère des dizaines de milliers d’images deepfake non consenties, sexuellement suggestives, basées sur les demandes des utilisateurs. Cette caractéristique soulève de sérieuses questions éthiques et juridiques, car elle peut être utilisée pour créer de fausses images pornographiques de célébrités ou de personnes ordinaires, causant des dommages à la réputation et des traumatismes psychologiques aux victimes.

Bien que Grok ait ensuite retiré sa décision précédente et reconnu son erreur, le tort était déjà fait. La Malaisie et l’Indonésie sont devenues les premiers pays à bloquer complètement Grok, et la Malaisie a également annoncé une action en justice contre X et xAI. Cette réponse réglementaire mondiale rapide montre que le contrôle des contenus générés par l’IA est devenu une priorité pour les gouvernements du monde entier.

La France n’est pas le seul pays à censurer la plateforme de Musk. Le Bureau du Commissaire à l’Information du Royaume-Uni a officiellement lancé une enquête sur la manière dont X et xAI ont géré les données personnelles lors du développement de Grok, tandis qu’Ofcom, le régulateur des médias britannique, mène également une enquête indépendante qui pourrait durer des mois. L’Union européenne a lancé le mois dernier une enquête sur les deepfakes et a imposé une amende de 1,2 million d’euros pour violations des réglementations numériques, y compris des certifications Blue V trompeuses.

À mesure que Musk intègre les actifs technologiques, une pression juridique s’ensuit également. SpaceX a annoncé lundi l’acquisition de xAI, un accord qui fusionne Grok, X et la société de communications par satellite Starlink sous la même société, une décision qui pourrait encore compliquer la régulation dans plusieurs juridictions. La régulation d’une seule plateforme est déjà un défi, et lorsque plusieurs plateformes et services sont intégrés en une seule entité géante, les régulateurs doivent coordonner différents cadres juridiques, ce qui rend cela exponentiellement plus difficile.

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