Les actions d’Intel (Intel) ont fortement progressé de 8,6 % le 21 juillet. Auparavant, Intel avait confirmé qu’elle allait supprimer des postes au sein du groupe des services de centres de données (DCG) et réorganiser sa structure. Depuis le début de l’année, le titre Intel a déjà plus que doublé. Dans une déclaration officielle, Intel a indiqué : « Dans le cadre d’une stratégie globale visant à rendre l’entreprise plus concentrée et plus efficace, le DCG procède à des ajustements de son organisation afin d’assurer l’adéquation des bons postes et des compétences, et de positionner cette activité pour son succès à long terme. »
Déclaration d’Intel sur les licenciements dans le DCG : explication officielle de la réorganisation
La déclaration officielle d’Intel précise que les licenciements du DCG font partie de la « stratégie globale visant à rendre l’entreprise plus concentrée et plus efficace », dans le but de « s’assurer que les bons postes et les bonnes compétences sont en place, afin de positionner cette activité pour une croissance à long terme ». Le calendrier des licenciements chez Intel au cours des trois dernières années est le suivant :
En 2022 (pic) : plus de 130 000 employés
Fin mars 2026 : environ 83 200 employés
Cumul sur plus de trois ans : réduction de près de 40 % des effectifs
L’interprétation du marché des licenciements d’Intel n’est plus « une mauvaise nouvelle », mais un signal indiquant que « Chen Liwu continue d’exécuter sérieusement la transformation », et ce que les investisseurs veulent surtout savoir est s’il existe une logique stratégique claire derrière ces licenciements.
Positionnement des activités Xeon du DCG d’Intel : des puces d’exécution pour l’IA, pas des accélérateurs pour accélérer l’entraînement
Les processeurs de la série Xeon du DCG d’Intel visent principalement « l’inférence » (l’exécution des logiciels d’IA existants), plutôt que « l’entraînement » (la création de grands modèles de langage).
Le DCG contribue actuellement à la reprise du chiffre d’affaires global d’Intel, car la demande des centres de données liés à l’IA pour les processeurs généralistes continue de monter en puissance. Dans des scénarios d’exécution de logiciels d’IA, les Xeon jouent un rôle de plus en plus important. En revanche, pour répondre à la demande centrale consistant à entraîner les modèles d’IA, il faut des puces d’accélération. L’absence d’Intel sur ce marché signifie que la part du « bonus IA » qu’il capte est plus faible que ce que le reste du secteur pourrait imaginer.
Comparaison d’Intel et du marché de l’entraînement IA de Nvidia : absence de toute une génération de puces d’accélération
Jusqu’à présent, Intel n’a pas encore lancé de puce d’accélération qui domine les processus d’entraînement des modèles d’IA, tandis que Nvidia a pris la tête de ce marché depuis le début de la vague de l’IA générative. Il ne s’agit pas seulement d’un retard produit : c’est toute une génération de marché qui a été absente, et Nvidia a ainsi capté des dizaines de milliards de dollars de revenus liés à la puissance de calcul d’entraînement qui auraient pu revenir à Intel.
La perte de la bataille sur le marché des puces d’accélération implique aussi qu’Intel a perdu l’écosystème logiciel (représenté notamment par CUDA) et les habitudes des développeurs qui se sont formés autour des puces d’entraînement. Une fois que cet écosystème est établi, il est difficile de le rattraper en réduisant les coûts. Le rôle d’Intel dans la couche de calcul IA est aujourd’hui celui de « CPU pour exécuter les logiciels d’IA », et non celui de « puce d’accélération pour entraîner le prochain grand modèle de langage ».
Prévision du rapport T2 d’Intel du 23 juillet : EPS de 0,22 dollar et chiffre d’affaires de 14,45 milliards de dollars
Intel prévoit de publier son rapport financier T2 2026 le 23 juillet 2026, après la clôture de la séance ; les attentes consensuelles de Wall Street sont les suivantes : EPS ajusté d’environ 0,22 dollar (perte de 0,10 dollar l’an dernier à la même période) et chiffre d’affaires d’environ 14,45 milliards de dollars (contre 12,86 milliards de dollars l’an dernier à la même période). Si les résultats correspondent ou dépassent les prévisions, le marché validera si la stratégie de recentrage s’est réellement traduite par des bénéfices ; si les licenciements du DCG visent principalement à réduire les coûts plutôt qu’à réaliser des percées dans l’activité, le marché évaluera plus en profondeur les moteurs de croissance de la prochaine étape.
Questions fréquentes
Quels sont les facteurs déclencheurs directs du bond de 8,6 % des actions d’Intel le 22 juillet ?
Le 22 juillet (mardi), Intel a annoncé qu’elle allait supprimer des postes dans le groupe des services de centres de données (DCG) et réorganiser sa structure. La justification officielle est « d’assurer l’adéquation des bons postes et des compétences afin de positionner le succès de l’activité à long terme ». Le marché y a vu un signal de progrès dans la transformation à laquelle le PDG, Chen Liwu, se concentre, ce qui a entraîné une hausse de 8,6 % du titre Intel.
Quelle a été l’ampleur des licenciements d’Intel au cours des trois dernières années ?
Le nombre d’employés d’Intel est passé d’un pic de plus de 130 000 en 2022 à environ 83 200 fin mars 2026. En un peu plus de trois ans, près de 40 % des effectifs ont été supprimés. Les licenciements du DCG s’inscrivent dans une série de réductions de postes déjà annoncée officiellement ; le nombre exact n’a pas encore été divulgué.
Quand le rapport financier T2 2026 d’Intel sera-t-il publié et quelles sont les attentes du marché ?
Le rapport financier T2 2026 d’Intel doit être publié le 23 juillet 2026, après la clôture de la séance ; les attentes consensuelles de Wall Street sont celles-ci : EPS ajusté d’environ 0,22 dollar (perte de 0,10 dollar l’an dernier à la même période) et chiffre d’affaires d’environ 14,45 milliards de dollars (contre 12,86 milliards de dollars l’an dernier à la même période).