En octobre 2025, l’or se négocie autour de 4 270 dollars la once, atteignant des sommets historiques successifs tout au long de l’année. Pour mesurer cette évolution, il suffit de se rappeler qu’il y a deux décennies, il tournait à peine autour de 400 USD, et il y a seulement une décennie, il se situait près de 1 100 USD. En seulement vingt ans, son prix a été multiplié par plus de dix, ce qui équivaut à une croissance cumulée proche de 900%.
Mais ce qui est vraiment remarquable, ce n’est pas seulement ce chiffre absolu. Au cours de la dernière décennie, l’or a généré un rendement annualisé compris entre le 7% et le 8%, un chiffre extraordinaire pour un actif qui ne distribue pas de dividendes ni ne génère d’intérêts périodiques. Sa capacité à s’apprécier en période de turbulence est ce qui l’a positionné comme un outil de protection indispensable dans tout portefeuille équilibré.
L’or au cours de la dernière décennie : quand les chiffres parlent d’eux-mêmes
Entre 2015 et 2025, l’évolution de l’or a été tout simplement spectaculaire. Partant de valeurs à peine supérieures à 1 000 USD la once il y a une décennie, il a atteint des chiffres supérieurs à 4 200 USD aujourd’hui, représentant une appréciation nominale d’environ +295%. Converti en taux de croissance annuel composé, cela se traduit par des gains annuels de l’ordre de 7% à 8%, selon la méthodologie et le point de départ considéré.
Ce qui est intéressant dans cette analyse, c’est que ces gains ont été réalisés dans un contexte marqué par une volatilité substantielle. Le métal a traversé des périodes de consolidation latérale et de corrections importantes. En 2018 et 2021, par exemple, il a connu des phases de stagnation alors que les indices boursiers continuaient de grimper. Cependant, lorsque l’inflation a resurgi avec force et que les taux d’intérêt ont chuté à des niveaux historiques, l’or a de nouveau brillé avec intensité.
Or versus marchés actions : qui a vraiment gagné ?
La comparaison de l’or avec les principaux indices boursiers est révélatrice. Le Nasdaq-100 reste le grand gagnant de ces vingt années, avec des rendements supérieurs à 5 000%. Le S&P 500, quant à lui, accumule des gains proches de 800%. L’or, en revanche, se positionne autour de +146% selon des métriques standardisées, bien qu’il tourne autour de +850% si l’on considère la valeur nominale depuis 2005.
Cependant, il existe une donnée qui mérite une attention particulière : ces cinq dernières années, l’or a surpassé à la fois le S&P 500 et le Nasdaq-100 en rentabilité cumulée, phénomène peu fréquent sur de longues périodes. Ce comportement renforce la thèse selon laquelle, dans des scénarios d’inflation élevée ou de taux d’intérêt faibles, le métal précieux tend à se démarquer par rapport aux actifs risqués classiques.
Néanmoins, ce qui est réellement important va au-delà du rendement final : c’est le profil de risque qui fait la différence. En 2008, alors que les marchés actions perdaient plus de 30%, l’or n’a reculé que de 2%. De même, en 2020, lorsque l’incertitude a paralysé les marchés mondiaux, le métal a de nouveau rempli sa fonction de refuge de capital. Ces antécédents montrent que l’or a offert un rendement comparable ou supérieur à celui des principaux indices américains, mais avec une volatilité nettement inférieure, notamment dans des contextes de taux d’intérêt faibles, de tensions géopolitiques et de ralentissement économique.
Les raisons profondes de cette évolution soutenue
La performance de l’or sur vingt ans peut s’attribuer à une combinaison de forces économiques, monétaires et psychologiques qui ont convergé de manière unique :
Taux d’intérêt réels en territoire négatif : L’or tend à s’apprécier lorsque les rendements réels des obligations (en déduisant l’inflation) sont négatifs. Les politiques d’expansion quantitative mises en œuvre par la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne ont fortement comprimé les rendements réels au cours de la dernière décennie, orientant le capital vers les métaux précieux.
Faiblesse relative du dollar : Étant donné que l’or est valorisé en dollar américain, une devise faible tend à favoriser son prix. Les périodes de dépréciation du dollar, notamment après 2020, ont coïncidé précisément avec les phases haussières les plus marquées du métal.
Inflation persistante et dépenses fiscales expansives : Les programmes de relance massifs durant la pandémie ont ravivé les craintes d’une inflation durable. Lorsque l’inflation reste à des niveaux élevés, les investisseurs cherchent à préserver leur pouvoir d’achat, et l’or bénéficie directement de cette recherche de protection.
Instabilité géopolitique croissante : Conflits régionaux, tensions commerciales internationales et changements dans les dynamiques énergétiques mondiales ont renforcé la demande de refuge sûr. Parallèlement, les banques centrales des économies émergentes ont activement accru leurs réserves d’or comme mécanisme pour réduire leur dépendance au dollar américain et diversifier leur patrimoine.
L’or en portefeuille : la pièce maîtresse de l’équilibre
Pour l’investisseur contemporain, l’or ne doit pas être considéré comme un actif spéculatif, mais comme un instrument stratégique de stabilité et de préservation. Sa fonction principale ne consiste pas à générer des rendements spectaculaires, mais à préserver la valeur réelle du patrimoine face à des événements imprévus du marché.
La pratique professionnelle en conseil financier recommande généralement de maintenir une exposition de entre 5% et 10% de l’ensemble des actifs en or, que ce soit sous forme physique, via des ETFs adossés au métal ou des fonds répliquant son comportement. Dans des portefeuilles fortement concentrés en actions, ce pourcentage joue un rôle similaire à celui d’une assurance contre les pics de volatilité.
L’or possède également une autre caractéristique distinctive : une liquidité pratiquement universelle. Sur n’importe quel marché mondial, à tout moment, il peut être converti en liquide sans subir les fluctuations typiques des titres de dette ou des restrictions sur les mouvements de capitaux. En période d’instabilité financière ou de tensions monétaires internationales, cette capacité prend une valeur inestimable.
Réflexion finale : l’or comme certitude en temps d’incertitude
L’or demeure un référent incontournable dans les écosystèmes financiers mondiaux. Son appréciation ne dépend pas des dividendes d’entreprises ni de la performance des bilans, mais de quelque chose de plus fondamental : la confiance des investisseurs dans le système. Lorsque cette confiance s’érode—par des pressions inflationnistes, une accumulation de dettes, une volatilité politique ou des conflits internationaux—le métal reprend sa place au cœur du marché.
Au cours de la dernière décennie, l’or a démontré sa capacité à rivaliser directement avec les grands indices boursiers ; au cours des cinq dernières années, il les a même surpassés. Ce phénomène n’est pas le fruit du hasard : les investisseurs cherchent désespérément la stabilité dans un monde qui en offre de moins en moins. L’or ne prétend pas être un substitut à la croissance économique ni une porte vers un enrichissement accéléré. C’est simplement un bouclier silencieux qui se valorise précisément lorsque le reste des actifs vacillent et perdent en cohérence.
Pour ceux qui construisent des portefeuilles conçus pour durer, l’or reste, comme il y a deux décennies, un composant essentiel et irremplaçable de l’équilibre financier à long terme.
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La transformation de l'or : vingt ans de valorisation sans précédent
La surprenante montée d’un actif millénaire
En octobre 2025, l’or se négocie autour de 4 270 dollars la once, atteignant des sommets historiques successifs tout au long de l’année. Pour mesurer cette évolution, il suffit de se rappeler qu’il y a deux décennies, il tournait à peine autour de 400 USD, et il y a seulement une décennie, il se situait près de 1 100 USD. En seulement vingt ans, son prix a été multiplié par plus de dix, ce qui équivaut à une croissance cumulée proche de 900%.
Mais ce qui est vraiment remarquable, ce n’est pas seulement ce chiffre absolu. Au cours de la dernière décennie, l’or a généré un rendement annualisé compris entre le 7% et le 8%, un chiffre extraordinaire pour un actif qui ne distribue pas de dividendes ni ne génère d’intérêts périodiques. Sa capacité à s’apprécier en période de turbulence est ce qui l’a positionné comme un outil de protection indispensable dans tout portefeuille équilibré.
L’or au cours de la dernière décennie : quand les chiffres parlent d’eux-mêmes
Entre 2015 et 2025, l’évolution de l’or a été tout simplement spectaculaire. Partant de valeurs à peine supérieures à 1 000 USD la once il y a une décennie, il a atteint des chiffres supérieurs à 4 200 USD aujourd’hui, représentant une appréciation nominale d’environ +295%. Converti en taux de croissance annuel composé, cela se traduit par des gains annuels de l’ordre de 7% à 8%, selon la méthodologie et le point de départ considéré.
Ce qui est intéressant dans cette analyse, c’est que ces gains ont été réalisés dans un contexte marqué par une volatilité substantielle. Le métal a traversé des périodes de consolidation latérale et de corrections importantes. En 2018 et 2021, par exemple, il a connu des phases de stagnation alors que les indices boursiers continuaient de grimper. Cependant, lorsque l’inflation a resurgi avec force et que les taux d’intérêt ont chuté à des niveaux historiques, l’or a de nouveau brillé avec intensité.
Or versus marchés actions : qui a vraiment gagné ?
La comparaison de l’or avec les principaux indices boursiers est révélatrice. Le Nasdaq-100 reste le grand gagnant de ces vingt années, avec des rendements supérieurs à 5 000%. Le S&P 500, quant à lui, accumule des gains proches de 800%. L’or, en revanche, se positionne autour de +146% selon des métriques standardisées, bien qu’il tourne autour de +850% si l’on considère la valeur nominale depuis 2005.
Cependant, il existe une donnée qui mérite une attention particulière : ces cinq dernières années, l’or a surpassé à la fois le S&P 500 et le Nasdaq-100 en rentabilité cumulée, phénomène peu fréquent sur de longues périodes. Ce comportement renforce la thèse selon laquelle, dans des scénarios d’inflation élevée ou de taux d’intérêt faibles, le métal précieux tend à se démarquer par rapport aux actifs risqués classiques.
Néanmoins, ce qui est réellement important va au-delà du rendement final : c’est le profil de risque qui fait la différence. En 2008, alors que les marchés actions perdaient plus de 30%, l’or n’a reculé que de 2%. De même, en 2020, lorsque l’incertitude a paralysé les marchés mondiaux, le métal a de nouveau rempli sa fonction de refuge de capital. Ces antécédents montrent que l’or a offert un rendement comparable ou supérieur à celui des principaux indices américains, mais avec une volatilité nettement inférieure, notamment dans des contextes de taux d’intérêt faibles, de tensions géopolitiques et de ralentissement économique.
Les raisons profondes de cette évolution soutenue
La performance de l’or sur vingt ans peut s’attribuer à une combinaison de forces économiques, monétaires et psychologiques qui ont convergé de manière unique :
Taux d’intérêt réels en territoire négatif : L’or tend à s’apprécier lorsque les rendements réels des obligations (en déduisant l’inflation) sont négatifs. Les politiques d’expansion quantitative mises en œuvre par la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne ont fortement comprimé les rendements réels au cours de la dernière décennie, orientant le capital vers les métaux précieux.
Faiblesse relative du dollar : Étant donné que l’or est valorisé en dollar américain, une devise faible tend à favoriser son prix. Les périodes de dépréciation du dollar, notamment après 2020, ont coïncidé précisément avec les phases haussières les plus marquées du métal.
Inflation persistante et dépenses fiscales expansives : Les programmes de relance massifs durant la pandémie ont ravivé les craintes d’une inflation durable. Lorsque l’inflation reste à des niveaux élevés, les investisseurs cherchent à préserver leur pouvoir d’achat, et l’or bénéficie directement de cette recherche de protection.
Instabilité géopolitique croissante : Conflits régionaux, tensions commerciales internationales et changements dans les dynamiques énergétiques mondiales ont renforcé la demande de refuge sûr. Parallèlement, les banques centrales des économies émergentes ont activement accru leurs réserves d’or comme mécanisme pour réduire leur dépendance au dollar américain et diversifier leur patrimoine.
L’or en portefeuille : la pièce maîtresse de l’équilibre
Pour l’investisseur contemporain, l’or ne doit pas être considéré comme un actif spéculatif, mais comme un instrument stratégique de stabilité et de préservation. Sa fonction principale ne consiste pas à générer des rendements spectaculaires, mais à préserver la valeur réelle du patrimoine face à des événements imprévus du marché.
La pratique professionnelle en conseil financier recommande généralement de maintenir une exposition de entre 5% et 10% de l’ensemble des actifs en or, que ce soit sous forme physique, via des ETFs adossés au métal ou des fonds répliquant son comportement. Dans des portefeuilles fortement concentrés en actions, ce pourcentage joue un rôle similaire à celui d’une assurance contre les pics de volatilité.
L’or possède également une autre caractéristique distinctive : une liquidité pratiquement universelle. Sur n’importe quel marché mondial, à tout moment, il peut être converti en liquide sans subir les fluctuations typiques des titres de dette ou des restrictions sur les mouvements de capitaux. En période d’instabilité financière ou de tensions monétaires internationales, cette capacité prend une valeur inestimable.
Réflexion finale : l’or comme certitude en temps d’incertitude
L’or demeure un référent incontournable dans les écosystèmes financiers mondiaux. Son appréciation ne dépend pas des dividendes d’entreprises ni de la performance des bilans, mais de quelque chose de plus fondamental : la confiance des investisseurs dans le système. Lorsque cette confiance s’érode—par des pressions inflationnistes, une accumulation de dettes, une volatilité politique ou des conflits internationaux—le métal reprend sa place au cœur du marché.
Au cours de la dernière décennie, l’or a démontré sa capacité à rivaliser directement avec les grands indices boursiers ; au cours des cinq dernières années, il les a même surpassés. Ce phénomène n’est pas le fruit du hasard : les investisseurs cherchent désespérément la stabilité dans un monde qui en offre de moins en moins. L’or ne prétend pas être un substitut à la croissance économique ni une porte vers un enrichissement accéléré. C’est simplement un bouclier silencieux qui se valorise précisément lorsque le reste des actifs vacillent et perdent en cohérence.
Pour ceux qui construisent des portefeuilles conçus pour durer, l’or reste, comme il y a deux décennies, un composant essentiel et irremplaçable de l’équilibre financier à long terme.