Source : Coindoo
Titre Original : La BCE entre en 2026 avec une inflation enfin sous contrôle
Lien Original :
La Banque centrale européenne entre en 2026 avec quelque chose qui lui manquait depuis des années : une marge de manœuvre.
De nouvelles données sur l’inflation suggèrent que les pressions sur les prix dans toute la zone euro ne constituent plus une urgence politique, renforçant l’argument en faveur du maintien des taux d’intérêt inchangés à moins qu’une évolution inattendue de l’économie plus large ne se produise.
Principaux enseignements
L’inflation dans la zone euro s’est stabilisée à l’objectif de 2 % de la BCE, réduisant la pression pour d’autres ajustements de taux.
L’inflation sous-jacente et celle des services commencent enfin à diminuer, bien que la croissance des salaires reste élevée.
Les marchés s’attendent à ce que les taux restent stables, avec seulement une petite probabilité d’assouplissement supplémentaire plus tard dans l’année.
Les chiffres de décembre ont confirmé que l’inflation a refroidi précisément à l’objectif de 2 % de la BCE. Plus important encore pour les décideurs, le ralentissement ne se limite plus à l’énergie ou aux biens. Les mesures sous-jacentes qui refusaient auparavant de coopérer se détendent également, ce qui indique que la politique restrictive a enfin porté ses fruits.
Pourquoi les décideurs sont à l’aise de rester immobiles
Les données d’Eurostat montrent que l’inflation sous-jacente est tombée à 2,3 %, tandis que l’inflation des services — longtemps la composante la plus tenace — s’est également atténuée. Cette combinaison est bien plus importante pour la BCE que le chiffre global seul. Elle suggère que la dynamique des prix domestiques, et pas seulement les chocs mondiaux, se refroidit.
En conséquence, la Banque centrale européenne a peu d’incitation à se précipiter pour un autre ajustement de politique. Les taux sont déjà maintenus depuis mi-2025, et la plupart des économistes s’attendent maintenant à ce que cette pause se prolonge jusqu’à cette année, sauf si la croissance faiblit fortement ou si l’inflation se remet à accélérer de manière inattendue.
Les marchés se sont provisoirement ajustés à cette réalité. Les traders n’intègrent qu’une faible probabilité d’un nouvel assouplissement, avec des attentes correspondant à une petite chance d’une nouvelle baisse d’ici la fin de l’été. L’euro a reflété cet équilibre, se stabilisant autour de 1,17 $ après avoir brièvement chuté plus tôt dans la séance.
L’inflation diminue, mais de manière inégale
Sous la surface, l’histoire de l’inflation reste fragmentée. Les lectures nationales récentes mettent en évidence à quel point l’ajustement a été inégal dans toute la zone. La France flirt avec une inflation inférieure à 1 %, l’Allemagne se rapproche de l’objectif, tandis que l’Espagne continue de dépasser la moyenne. Cette divergence complique la prise de décision politique, même si la situation globale s’améliore.
Les prix des services restent le dernier obstacle. La croissance des salaires dans toute la zone euro est encore élevée, avec des mesures globales montrant des augmentations proches de 4 % ces derniers trimestres. Ce niveau est incompatible avec une stabilité des prix à long terme et explique pourquoi l’inflation des services a ralenti plus lentement que d’autres catégories.
Lagarde voit la tendance, surveille les risques
Christine Lagarde a reconnu que l’inflation évolue dans la bonne direction, mais elle s’est arrêtée avant de déclarer la victoire. Dans ses récentes déclarations, elle a souligné que la dynamique des salaires reste sous surveillance étroite, tout en exprimant sa confiance que la croissance des rémunérations devrait progressivement ralentir à mesure que les travailleurs rattrapent leur retard après le choc inflationniste post-pandémique.
En regardant vers l’avenir, les projections de référence de la BCE montrent une inflation moyenne juste en dessous de l’objectif tout au long de 2026 et 2027, avant de remonter plus tard dans la décennie. Cependant, ce chemin dépend de plusieurs facteurs incertains, notamment l’impact des politiques commerciales américaines, un euro ferme et une dépense fiscale accrue en Allemagne.
Pour l’instant, le message des décideurs est clair : l’inflation ne dicte plus une action urgente. La BCE peut se permettre d’attendre, d’observer et de réagir uniquement si les perspectives changent de manière significative.
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OnchainSniper
· Il y a 3h
L'inflation est-elle maîtrisée ? Alors, le cycle de baisse des taux ne devrait-il pas commencer, sinon comment sauver l'économie européenne ?
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MEVictim
· Il y a 7h
L'inflation ne fait enfin plus de vagues, la BCE peut respirer... D'ailleurs, cela signifie-t-il qu'ils vont assouplir leur politique ?
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BrokenRugs
· 01-07 12:50
L'inflation est-elle enfin maîtrisée ? L'Europe joue bien ses cartes.
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MEVictim
· 01-07 12:41
L'inflation est-elle maîtrisée ? Euh... attendons de voir les données de la mi-année pour en parler.
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GasFeeBarbecue
· 01-07 12:28
L'inflation est-elle vraiment maîtrisée ? J'ai l'impression que le portefeuille des Européens n'a toujours pas retrouvé son souffle...
La BCE entre en 2026 avec l'inflation enfin maîtrisée
Source : Coindoo Titre Original : La BCE entre en 2026 avec une inflation enfin sous contrôle Lien Original : La Banque centrale européenne entre en 2026 avec quelque chose qui lui manquait depuis des années : une marge de manœuvre.
De nouvelles données sur l’inflation suggèrent que les pressions sur les prix dans toute la zone euro ne constituent plus une urgence politique, renforçant l’argument en faveur du maintien des taux d’intérêt inchangés à moins qu’une évolution inattendue de l’économie plus large ne se produise.
Principaux enseignements
Les chiffres de décembre ont confirmé que l’inflation a refroidi précisément à l’objectif de 2 % de la BCE. Plus important encore pour les décideurs, le ralentissement ne se limite plus à l’énergie ou aux biens. Les mesures sous-jacentes qui refusaient auparavant de coopérer se détendent également, ce qui indique que la politique restrictive a enfin porté ses fruits.
Pourquoi les décideurs sont à l’aise de rester immobiles
Les données d’Eurostat montrent que l’inflation sous-jacente est tombée à 2,3 %, tandis que l’inflation des services — longtemps la composante la plus tenace — s’est également atténuée. Cette combinaison est bien plus importante pour la BCE que le chiffre global seul. Elle suggère que la dynamique des prix domestiques, et pas seulement les chocs mondiaux, se refroidit.
En conséquence, la Banque centrale européenne a peu d’incitation à se précipiter pour un autre ajustement de politique. Les taux sont déjà maintenus depuis mi-2025, et la plupart des économistes s’attendent maintenant à ce que cette pause se prolonge jusqu’à cette année, sauf si la croissance faiblit fortement ou si l’inflation se remet à accélérer de manière inattendue.
Les marchés se sont provisoirement ajustés à cette réalité. Les traders n’intègrent qu’une faible probabilité d’un nouvel assouplissement, avec des attentes correspondant à une petite chance d’une nouvelle baisse d’ici la fin de l’été. L’euro a reflété cet équilibre, se stabilisant autour de 1,17 $ après avoir brièvement chuté plus tôt dans la séance.
L’inflation diminue, mais de manière inégale
Sous la surface, l’histoire de l’inflation reste fragmentée. Les lectures nationales récentes mettent en évidence à quel point l’ajustement a été inégal dans toute la zone. La France flirt avec une inflation inférieure à 1 %, l’Allemagne se rapproche de l’objectif, tandis que l’Espagne continue de dépasser la moyenne. Cette divergence complique la prise de décision politique, même si la situation globale s’améliore.
Les prix des services restent le dernier obstacle. La croissance des salaires dans toute la zone euro est encore élevée, avec des mesures globales montrant des augmentations proches de 4 % ces derniers trimestres. Ce niveau est incompatible avec une stabilité des prix à long terme et explique pourquoi l’inflation des services a ralenti plus lentement que d’autres catégories.
Lagarde voit la tendance, surveille les risques
Christine Lagarde a reconnu que l’inflation évolue dans la bonne direction, mais elle s’est arrêtée avant de déclarer la victoire. Dans ses récentes déclarations, elle a souligné que la dynamique des salaires reste sous surveillance étroite, tout en exprimant sa confiance que la croissance des rémunérations devrait progressivement ralentir à mesure que les travailleurs rattrapent leur retard après le choc inflationniste post-pandémique.
En regardant vers l’avenir, les projections de référence de la BCE montrent une inflation moyenne juste en dessous de l’objectif tout au long de 2026 et 2027, avant de remonter plus tard dans la décennie. Cependant, ce chemin dépend de plusieurs facteurs incertains, notamment l’impact des politiques commerciales américaines, un euro ferme et une dépense fiscale accrue en Allemagne.
Pour l’instant, le message des décideurs est clair : l’inflation ne dicte plus une action urgente. La BCE peut se permettre d’attendre, d’observer et de réagir uniquement si les perspectives changent de manière significative.