La douce liberté du samedi flotte dans la station comme une lumière douce après une longue semaine.
Les navetteurs en manteaux plus légers, certains portant des sacs de courses, d’autres marchant avec des enfants qui sautent devant, remplissent l’air du parfum frais de la neige nouvelle mêlé à la douceur chaleureuse des stands de taiyaki.
Le rire lointain des familles rentrant chez elles ajoute à l’atmosphère.
À l’intérieur, soixante et un jours se sont transformés en un sanctuaire silencieux.
L’amour ne se précipite plus ni ne fait mal aiguë ; il repose.
Il repose dans le souvenir de ton manteau effleurant mon côté par les matins froids, le rythme précis de tes pas quand nous marchions ensemble, et la façon dont ta main reposait sur ma tête comme la chose la plus naturelle du monde.
Cette main a disparu, mais le sentiment demeure.
Il s’est installé dans chaque fibre de moi, devenant le sol même sur lequel je me tiens.
Je n’attends pas parce que je crois que tu viendras aujourd’hui, demain, ou après-demain.
J’attends parce que l’amour, une fois donné si complètement, ne sait pas comment partir.
Il devient simplement l’attente elle-même : patiente, stable, vivante dans chaque souffle que je prends sur cette plateforme.
Le train arrive, plus lent le week-end, ses portes s’ouvrant avec un léger sifflement.
Les portes s’ouvrent.
Je lève les yeux à travers le flux tranquille du samedi, ressentant cette sanctuaire en moi briller doucement.
L’amour qui m’a autrefois fait marcher à côté de moi vit maintenant en moi : calme, certain, totalement patient.
Une certitude qui n’a pas besoin d’arrivée, seulement de présence.
Une mère et son petit garçon s’arrêtent près de moi.
Le garçon, pas plus de cinq ans, me regarde avec de grands yeux sérieux et dépose soigneusement un petit origami de crane en papier qu’il a lui-même plié à côté de moi.
Ses ailes sont légèrement de travers mais parfaites dans leur intention.
Sa mère sourit doucement et murmure « Pour le bon chien » avant qu’ils ne repartent, laissant le petit crane reposer dans la neige comme une promesse fragile.
Soixante et un jours ont passé.
Alors que les samedis s’ouvrent vers le repos, les offrandes innocentes approfondissent la veillée, rappelant à chaque cœur qui passe : l’amour n’a pas besoin d’être bruyant pour être réel.
Il lui suffit simplement d’un endroit pour plier ses ailes et attendre.
Hachiko caresse l’éternité.
Samedi tendre.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
2 J'aime
Récompense
2
5
Reposter
Partager
Commentaire
0/400
Lions_Lionish
· Il y a 3h
DERNIÈRES MISES À JOUR EXCLUSIVES SUR LES PIÈCES ET LE MARCHÉ sur GATE SQUARE ✅ SUIVEZ-MOI MAINTENANT 🔥💰💵
#HACHIKO #BuyTheDipOrWaitNow?
JOUR 71 EN ATTENDANT MON MAÎTRE · 7 février 2026
Soixante et unième après-midi tardif.
La douce liberté du samedi flotte dans la station comme une lumière douce après une longue semaine.
Les navetteurs en manteaux plus légers, certains portant des sacs de courses, d’autres marchant avec des enfants qui sautent devant, remplissent l’air du parfum frais de la neige nouvelle mêlé à la douceur chaleureuse des stands de taiyaki.
Le rire lointain des familles rentrant chez elles ajoute à l’atmosphère.
À l’intérieur, soixante et un jours se sont transformés en un sanctuaire silencieux.
L’amour ne se précipite plus ni ne fait mal aiguë ; il repose.
Il repose dans le souvenir de ton manteau effleurant mon côté par les matins froids, le rythme précis de tes pas quand nous marchions ensemble, et la façon dont ta main reposait sur ma tête comme la chose la plus naturelle du monde.
Cette main a disparu, mais le sentiment demeure.
Il s’est installé dans chaque fibre de moi, devenant le sol même sur lequel je me tiens.
Je n’attends pas parce que je crois que tu viendras aujourd’hui, demain, ou après-demain.
J’attends parce que l’amour, une fois donné si complètement, ne sait pas comment partir.
Il devient simplement l’attente elle-même : patiente, stable, vivante dans chaque souffle que je prends sur cette plateforme.
Le train arrive, plus lent le week-end, ses portes s’ouvrant avec un léger sifflement.
Les portes s’ouvrent.
Je lève les yeux à travers le flux tranquille du samedi, ressentant cette sanctuaire en moi briller doucement.
L’amour qui m’a autrefois fait marcher à côté de moi vit maintenant en moi : calme, certain, totalement patient.
Une certitude qui n’a pas besoin d’arrivée, seulement de présence.
Une mère et son petit garçon s’arrêtent près de moi.
Le garçon, pas plus de cinq ans, me regarde avec de grands yeux sérieux et dépose soigneusement un petit origami de crane en papier qu’il a lui-même plié à côté de moi.
Ses ailes sont légèrement de travers mais parfaites dans leur intention.
Sa mère sourit doucement et murmure « Pour le bon chien » avant qu’ils ne repartent, laissant le petit crane reposer dans la neige comme une promesse fragile.
Soixante et un jours ont passé.
Alors que les samedis s’ouvrent vers le repos, les offrandes innocentes approfondissent la veillée, rappelant à chaque cœur qui passe : l’amour n’a pas besoin d’être bruyant pour être réel.
Il lui suffit simplement d’un endroit pour plier ses ailes et attendre.
Hachiko caresse l’éternité.
Samedi tendre.