Il y a quelques mois, le 10 septembre 2025, quelque chose de particulièrement retentissant s’est produit dans le monde de la richesse. Larry Ellison, 81 ans, est devenu officiellement l’homme le plus riche de la planète, dépassant Elon Musk. Sa fortune a fait un bond de plus de 100 milliards de dollars en une seule journée, atteignant 393 milliards de dollars. Musk est redescendu à 385 milliards. Tout cela pour une nouvelle concernant Oracle et les contrats liés à l’IA.



Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est l’histoire de la façon dont Ellison est arrivé jusque-là. Ce n’est pas la même histoire que celle habituelle des magnats de la Silicon Valley. Il est né dans le Bronx d’une mère de 19 ans qui ne pouvait pas le garder, et il a été confié à sa tante à Chicago. Il a abandonné l’université deux fois. Pas d’argent, pas de connexions apparentes. Et pourtant, ce type a bâti un empire.

Dans les années 70, Ellison travaillait chez Ampex lorsqu’il a participé à un projet pour la CIA : créer un système de bases de données efficace. C’est de là qu’est née l’idée d’Oracle. En 1977, à 32 ans, avec deux collègues, il a investi 2.000 dollars dont 1.200 de ses propres fonds pour fonder une petite entreprise de logiciels. Il n’était pas un génie technique au sens pur, mais il a compris avant tout le monde la valeur commerciale des bases de données. En 1986, Oracle a été introduite en Bourse sur le Nasdaq. À partir de là, l’histoire devient celle que nous connaissons tous.

C’est là qu’arrive la partie intéressante. Alors qu’Amazon AWS et Microsoft Azure dominaient le cloud, Oracle semblait rester à la traîne. On aurait presque dit un géant de la technologie endormi. Mais Ellison n’est pas du genre à abandonner. À l’été 2025, l’entreprise a fait un choix intelligent : des licenciements dans les secteurs traditionnels, de lourds investissements dans les centres de données et dans l’infrastructure IA. Juste au moment où le marché devenait fou pour l’IA, Oracle a trouvé son billet d’entrée. Quatre contrats sur le trimestre, dont une collaboration de 300 milliards de dollars avec OpenAI. Le cours de l’action a grimpé de 40% en une seule journée, la plus forte hausse depuis 1992.

Qu’est-ce qui rend Ellison différent des autres milliardaires ? D’abord, la discipline obsessionnelle. À 81 ans, selon ceux qui le connaissent, il semble avoir vingt ans de moins. Il entraîne son corps en permanence, ne boit que de l’eau et du thé vert, pas de boissons sucrées. Il est obsédé par le sport : voile, tennis, surf. En 2013, son Oracle Team USA a remporté l’America’s Cup. Il a fondé SailGP, une ligue de catamarans qui attire des investisseurs comme Anne Hathaway et Mbappé.

Il détient 98% de l’île de Lanai à Hawaï, des yachts de luxe, des villas en Californie. Mais ce n’est pas quelqu’un qui gaspille. Il vit une contradiction intéressante : un luxe extrême, mais une discipline encore plus extrême. En 1992, il a failli mourir dans un accident de surf. Il n’a pas arrêté de faire du surf. Il a simplement continué, plus déterminé que jamais.

Concernant sa vie privée, eh bien, Ellison est un personnage. Il a eu quatre mariages. En 2024, il a épousé discrètement Jolin Zhu, une femme d’origine chinoise, 47 ans plus jeune que lui. La nouvelle a été révélée par une donation universitaire. Certains disent qu’il aime le surf et l’amour avec la même passion irrésistible.

Côté famille, son fils David Ellison a acquis Paramount Global pour 8 milliards de dollars, dont 6 milliards provenant de la famille. Le père domine la Silicon Valley, le fils le cinéma. Deux générations, un empire qui couvre la technologie et le divertissement.

Politiquement, Ellison est toujours resté actif. Il soutient le Parti républicain, et il a financé des campagnes présidentielles. En janvier de cette année, il est apparu à la Maison-Blanche aux côtés des CEO de SoftBank et d’OpenAI pour annoncer un projet de centres de données IA de 500 milliards de dollars.

En matière de philanthropie, Ellison a signé le Giving Pledge en 2010, promettant de donner 95% de sa fortune. Mais, contrairement à Gates et Buffett, il préfère agir en autonomie. Il a fait un don de 200 millions de dollars à l’USC pour la recherche sur le cancer. Récemment, il a annoncé l’Ellison Institute of Technology avec Oxford, axé sur la médecine, l’alimentation et le climat.

À 81 ans, Larry Ellison est enfin au sommet. Ce n’est pas une histoire d’héritage ou de chance initiale. C’est l’histoire d’un garçon orphelin qui a compris la valeur des choses avant tout le monde, qui a eu le courage d’y investir tout, et qui n’a jamais cessé de se battre. Dans le monde de l’IA qui est en train de tout remodeler, la légende des vieux titans de la technologie est loin d’être terminée. Bien au contraire : il semble vivre sa meilleure saison.
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