La valorisation et le potentiel d'investissement d'Anthropic

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Ces deux derniers jours, le marché n’a cessé de débattre de toute une série d’entreprises technologiques de pointe susceptibles d’être introduites en bourse en masse cette année, et parmi elles figurent notamment OpenAI et Anthropic.

Les deux sociétés font depuis peu l’objet de beaucoup d’hésitations et de controverses : non seulement parce qu’elles sont des concurrentes bien réelles, mais aussi parce que les informations entourant leur introduction en bourse affluent elles aussi en continu ces derniers temps.

Par exemple, juste il y a deux jours (le 31 mars), OpenAI a annoncé avoir une nouvelle fois bouclé un financement de 122 milliards de dollars. Ce financement fait passer sa valorisation à 852 milliards de dollars. Quant à Anthropic, après le tour de financement précédent, sa valorisation n’était qu’autour de 380 milliards de dollars, soit moins de la moitié de la valorisation la plus récente d’OpenAI.

Même si, sur le marché primaire, la ferveur autour d’OpenAI est très forte, des rumeurs indiquent qu’en marché secondaire, les parts de capital-investissement d’OpenAI auraient au contraire connu un refroidissement inattendu : environ 6 institutions seraient toutes pressées de se débarrasser de 600 millions de dollars de parts sur le marché secondaire, mais au final personne n’en a voulu. De l’autre côté, environ 2B de dollars de fonds souhaitent entrer chez Anthropic, ce qui a fait grimper la cotation du marché secondaire d’Anthropic à déjà plus de 600 milliards de dollars.

Dans l’article précédent, j’ai exprimé publiquement mon intérêt pour deux sociétés d’IA que je trouve à la fois assez prometteuses et relativement faciles à comprendre, et l’une d’entre elles est précisément Anthropic.

Si OpenAI et Anthropic parviennent vraiment à être introduites en bourse cette année, je pense que les opportunités que cela implique méritent vraiment d’être surveillées.

D’abord, le marché boursier américain est actuellement très volatil : le Nasdaq et le S&P, depuis leurs plus hauts, ont déjà reculé d’environ 10%. Si, en plus, le Moyen-Orient parvient à agiter la situation encore pendant un certain temps et à faire davantage baisser les prix des actions américaines, ce serait encore plus idéal.

Ensuite, cette année, en dehors de ces deux entreprises d’IA, il existe de plus grands acteurs, comme Space X, ainsi qu’une foule d’autres sociétés vedettes, qui attendent d’être introduites en bourse en masse. Une telle ampleur de levée de fonds va soustraire une part non négligeable de liquidité à l’ensemble du marché.

Dans ce contexte, les prix d’introduction en bourse d’OpenAI et d’Anthropic risquent de ne pas être aussi élevés que ce qui était estimé auparavant.

Enfin, parmi OpenAI et Anthropic, j’attends particulièrement qu’OpenAI soit la première à être introduite en bourse : d’abord, elle pourrait extraire une nouvelle portion de liquidité de la filière de l’IA. Ensuite, lorsque viendra le tour d’Anthropic, son prix ne devrait très probablement pas être trop « chaud ».

Ce qui précède constitue une analyse qualitative ; je vais maintenant essayer de faire une analyse quantitative d’Anthropic.

Dans les revenus actuels d’Anthropic, les revenus de ses activités côté entreprises (B2B) représentent environ quatre-vingts pour cent, voire plus, de ses revenus totaux. Par conséquent, sa principale source d’activité provient des applications destinées aux entreprises.

Les États-Unis et la Chine sont différents. En Chine, les entreprises n’ont pas une forte volonté de payer, mais aux États-Unis, tant que le produit est bon, la volonté et la capacité des entreprises à payer sont très fortes. Et une fois que les utilisateurs entreprise s’habituent à un produit, ils ne le changent généralement pas facilement. Certaines sociétés technologiques « fossilisées » que nous connaissons (par exemple IBM, etc.) continuent d’exister aujourd’hui principalement grâce aux utilisateurs côté entreprises.

Par ailleurs, sur ce marché, les concurrents étrangers ont généralement du mal à entrer. Et Anthropic elle-même est un acteur numéro un ou tout du moins parmi les meilleurs dans ce domaine. Ainsi, si elle occupe aux États-Unis une position monopolistique sur ce marché, la barre sera assez élevée.

C’est pourquoi, pour ce modèle, je l’envisage plutôt favorablement.

Ces dernières années, les revenus globaux d’Anthropic ont toujours été en situation de pertes. Toutefois, d’après l’élan actuel de son développement, on peut estimer qu’elle atteindra dans un premier temps l’équilibre entre rentrées et sorties (break-even) d’ici deux ans (au début de 2028), puis qu’elle réalisera vers 2030 un bénéfice net d’environ 50 milliards de dollars.

Si l’on compte à partir de 2030, et si l’entreprise parvient à continuer sur 20 ans ensuite, alors son bénéfice net total serait d’un billion de dollars.

Avec une estimation aussi grossière et approximative, si la capitalisation d’Anthropic reste en dessous de un billion de dollars, je trouve que le prix serait relativement équitable.

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