Sources de données : Farside Investors, SoSoValue, rapport H.4.1 de la Réserve fédérale, CryptoQuant
Le premier jour de négociation de 2026, le flux net quotidien des ETF BTC s’élève à 471 millions de dollars.
Que signifie ce chiffre ?
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont enregistré une sortie nette totale d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard de dollars en décembre seul.
Beaucoup ont massivement coupé leurs positions au-dessus de 93K, tandis que les institutions ont racheté environ un dixième en une seule journée, le 2 janvier.
Parallèlement, il s’est passé aussi :
La balance de la Réserve fédérale a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12)
La nouvelle baleine géante détient plus de 100 000 BTC (120 milliards de dollars)
Le BTC a rebondi de 87,5K à 93K (+6,8%)
Ces trois données simultanées reflètent un changement dans la dynamique des capitaux.
La hausse de 2025 repose sur la “narrative” (halving, lancement des ETF), celle de 2026 sur “l’argent réel” (assouplissement de la Fed, souscriptions institutionnelles, accumulation par les géants).
C’est la deuxième phase du marché : du sentiment à la dynamique de capitaux.
01|Que s’est-il passé : trois signaux simultanés
Signal 1 : Les ETF inversent la pression vendeuse
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont enregistré une sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard en décembre seul. Les petits investisseurs ont massivement coupé leurs positions entre 90K et 93K, la panique s’est répandue.
Mais le 2 janvier, le flux net journalier des ETF BTC a atteint 471 millions de dollars, le plus haut depuis le 11 novembre 2025.
Que cela signifie-t-il ? Les institutions ont racheté lors de la liquidation des petits investisseurs.
Des données plus concrètes :
L’IBIT de BlackRock est actuellement le plus grand ETF BTC au comptant, avec une part de marché d’environ 70% en volume de transactions.
La valeur totale des ETF BTC au comptant dépasse les 100 milliards de dollars.
Les volumes cumulés des ETF cryptographiques aux États-Unis ont dépassé 2 000 milliards de dollars.
Signal 2 : La Fed change d’orientation vers l’expansion du bilan
En mars 2022, la Fed a lancé la QT (resserrement quantitatif), qui a duré près de 3 ans. La QT consiste à retirer de la liquidité du marché, ce qui est la cause fondamentale de la chute de tous les actifs risqués en 2022-2023.
Mais selon des sources officielles (Reuters, rapports de la Fed, etc.), la QT prendra fin / la réduction du bilan s’arrêtera le 1er décembre 2025.
Depuis janvier, la Fed ne retire plus de liquidités, elle en injecte même.
La balance de la Fed a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12).
Depuis décembre, la Fed achète automatiquement des obligations d’État à court terme pour renforcer ses réserves (RMP), environ 40 milliards de dollars la première semaine ; le marché prévoit que cette “expansion lente du bilan pour renforcer les réserves” se poursuivra, mais à une échelle plus contrôlée.
Autrement dit, le tournant clé est passé de “retrait de liquidités” à “relâchement de liquidités”.
Signal 3 : La nouvelle baleine géante accélère l’accumulation
Les données on-chain montrent que la nouvelle baleine accumule BTC à une vitesse record :
De nouvelles adresses détiennent plus de 100 000 BTC, d’une valeur d’environ 120 milliards de dollars.
Tether a acheté 8 888 BTC lors du réveillon 2025 (7,8 milliards de dollars), avec une détention totale dépassant 96 000 BTC.
Les détenteurs à long terme (Long-term Holders) ont basculé en mode “net accumulation” au cours des 30 derniers jours.
Mais un point de controverse important : le chef de la recherche CryptoQuant indique que certains “données sur la baleine” pourraient être biaisées par des portefeuilles internes aux échanges. Après filtrage des échanges, les véritables adresses de baleines (100–1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leurs positions.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées de petite taille) + des souscriptions institutionnelles ETF.
Le point commun de ces trois signaux : l’argent entre sur le marché, et c’est “l’argent intelligent”.
02|Pourquoi les institutions entrent-elles quand les petits investisseurs liquident ?
Premier niveau : la création de base de liquidité par l’expansion du bilan de la Fed
Depuis mars 2022, la Fed a lancé la QT, réduisant son bilan de 9 à 6,6 trillions de dollars, retirant ainsi 2,4 trillions de dollars de liquidités.
Que s’est-il passé pendant la QT ?
2022 : le Nasdaq chute de 33%, le BTC de 65%
2023 : hausse des taux jusqu’à 5,5%, faillite de FTX, Luna à zéro
Tous les actifs risqués sont sous pression.
Mais en décembre 2025, la QT s’arrête officiellement. Depuis janvier, la Fed change de cap vers “l’achat de réserves”. Ce n’est pas du QE (assouplissement quantitatif), mais la liquidité ne sort plus, elle commence à entrer, même si à un rythme limité.
Que cela signifie-t-il pour le BTC ?
En regardant l’histoire : en mars 2020, la Fed a lancé un QE illimité, le BTC est passé de 3 800 $ à 69 000 $ (+1 715%). La taille de cette vague était bien plus grande, mais la direction a changé.
Plus d’argent américain dans le marché cherchera des actifs à rendement élevé. Le BTC, en tant que “or numérique”, est un récepteur naturel de liquidités.
Deuxième niveau : Les ETF deviennent “l’autoroute” de la allocation institutionnelle
En janvier 2024, le BTC spot ETF sera lancé, abaissant considérablement le seuil d’entrée pour les investisseurs institutionnels.
Pas besoin d’apprendre à gérer des clés privées, portefeuilles froids, transferts on-chain
Canaux réglementés, intégrables dans les portefeuilles de pension, hedge funds, family offices
Bonne liquidité, achat-vente à tout moment, pas de restrictions de retrait
Pourquoi la sortie en décembre ? Les petits ont FOMO, achetant au-dessus de 93K.
Pourquoi l’entrée en janvier ? Les institutions investissent rationnellement, achetant lors des creux entre 87K et 90K.
Données clés :
BlackRock IBIT détient 770 800 BTC, le plus grand ETF BTC au comptant
Volume total des ETF dépasse 2 000 milliards de dollars
Avant le lancement, pour détenir du BTC, les institutions devaient créer leurs propres portefeuilles froids, former des équipes, gérer les risques réglementaires. Après lancement, il suffit de quelques clics chez le broker.
Troisième niveau : La “génération” de nouvelles baleines
Les anciennes baleines (entrée entre 2013 et 2017) ont probablement réalisé des profits en haut. Leur coût d’acquisition était très faible (quelques centaines, quelques milliers de dollars), 90K étant un rendement astronomique.
Mais les nouvelles baleines (entrée entre 2023 et 2026) prennent le relais. Leur coût d’entrée est de 50 000 à 70 000 dollars, 90K n’est qu’un point de départ.
La logique de Tether est emblématique : depuis mai 2023, chaque trimestre, 15% des profits sont utilisés pour acheter du BTC. Peu importe si le prix est à 60 000 ou 40 000, ils achètent sans relâche. Cela dure depuis 10 trimestres, sans interruption.
Coût moyen : 51 117 dollars, prix actuel : 93K, profit flottant de plus de 3,5 milliards de dollars.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la discipline.
C’est une “génération” de capitaux : des “croyants précoces” aux “institutions”. Les anciens ont pris leurs profits, les nouveaux prennent le relais. La structure du marché devient plus saine, les détenteurs plus dispersés.
03|Trois risques à ne pas négliger
Risque 1 : La controverse sur les données des “nouvelles baleines”
Le chef de la recherche CryptoQuant indique que les données récentes sur la “baleine accumulant” peuvent être biaisées : la consolidation des portefeuilles internes aux échanges peut être mal interprétée comme une “achat par la baleine”.
Après filtrage, les véritables adresses de baleines (100–1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leurs positions.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées) + des souscriptions institutionnelles ETF.
Que cela signifie-t-il ?
Il faut distinguer le vrai du faux dans les données, ne pas croire aveuglément. La vraie demande existe toujours, mais elle n’est pas aussi exagérée que les chiffres bruts. La hausse du marché repose davantage sur “des petits achats réguliers” que sur “des gros achats”.
C’est en fait une bonne nouvelle. Cela montre que le marché est plus dispersé, moins dépendant de quelques gros acteurs.
Risque 2 : La “limitation” de l’expansion du bilan de la Fed
L’expansion du bilan est une “achat technique pour renforcer les réserves”, différente du QE, avec une échelle plus maîtrisée. Si le marché interprète à tort cela comme une anticipation de QE 2020, il sera déçu.
Actuellement, le RMP est un achat technique, pas une injection volontaire de liquidités, et son ampleur est bien inférieure à celle du QE 2020 (plus de 100 milliards par mois).
Autrement dit, la liquidité ne s’améliore que très modestement. Le BTC ne va pas “monter en flèche” comme de 4K à 69K en 2020-2021. Il faut attendre une orientation claire de la politique monétaire (baisse des taux, relance du QE).
2026 pourrait être une “slow bull”.
Risque 3 : Le “piège temporel” entre petits investisseurs et institutions
Les institutions achètent entre 87K et 90K, les petits investisseurs achètent en chase à 93K. Si le BTC revient à 88K :
Les institutions restent bénéficiaires, continuent de détenir ; les petits sont piégés, paniquent et liquident.
Résultat : les institutions rachetent à bas prix.
C’est un cycle éternel :
Les institutions pensent en cycles de 4 ans, les petits en vagues de 4 semaines
Les institutions ont de la discipline, les petits suivent leurs sensations
Les institutions achètent contre la tendance, les petits suivent la foule
Les données de novembre-décembre en sont la meilleure preuve : les petits ont liquidé à 93K (sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois), les institutions ont racheté à 87K (flux net de 471 millions de dollars le 2 janvier). Les institutions gagnent l’argent de la panique des petits.
04|En quoi cette hausse diffère-t-elle de celle de 2025 ?
Hausse de 2025 : alimentée par la “narrative”
Logique centrale : halving + lancement des ETF + impact sur l’offre après halving
Sources de capitaux : FOMO des petits, investissements exploratoires des institutions
Performance : de 25 000 à 73 000 (+192%)
Risque : après la réalisation de la narrative, la capitulation (sortie nette de 4,57 milliards de dollars en deux mois)
Hausse de 2026 : alimentée par “l’argent réel”
Logique centrale : assouplissement de la Fed + flux continu dans les ETF + accumulation par les nouvelles baleines
Sources de capitaux : investissements à long terme des institutions, fonds souverains, family offices
Performance : rebond de 87 000 à 93 000 (+6,8%), c’est seulement le début
Avantage : la dynamique de capitaux est plus durable que la “narrative”
Différences clés :
Le moteur a changé : 25 repose sur “attentes”, 26 sur “l’argent réel”. La narrative peut changer du jour au lendemain (ex : changement d’attitude de la SEC, ajustements réglementaires), mais les flux de capitaux sont des achats réels.
La continuité a changé : la narrative peut s’estomper (effet décroissant du halving, disparition de la fraîcheur des ETF), mais l’argent reste (l’allocation institutionnelle est un comportement à long terme, pas une entrée/sortie fréquente).
La volatilité diffère : la phase de dynamique de capitaux est moins volatile. Les institutions n’achètent pas en chase comme les petits, elles ont un plan clair et une discipline.
Cela signifie que 2026 pourrait ne pas connaître de “montée en flèche” comme 2021, mais plutôt une “slow bull” : une montée progressive, avec peu de corrections.
Les petits doivent s’adapter à ce nouveau rythme, sans attendre de “doublement du jour au lendemain”, avec patience.
En regardant l’or de 2019 à 2024, il est passé de 1 300 à 2 700 dollars (+107%) en 5 ans. Pas de hausse explosive, mais pas de chute brutale non plus. C’est la caractéristique d’un marché dominé par les institutions.
Points d’enseignement pour nous :
Premier : apprendre à lire la “tendance de l’argent intelligent”
Ne pas suivre simplement les chandeliers, suivre les flux de capitaux :
Entrée dans les ETF = achat par les institutions
Expansion du bilan de la Fed = amélioration de la liquidité
Nouvelles baleines accumulant = signal à long terme
Ces trois indicateurs sont plus importants que n’importe quelle analyse technique. Les chandeliers peuvent mentir (dessiner des portes, faire du wash, fausses ruptures), mais les flux de capitaux ne trompent pas.
Deuxième : comprendre le “piège temporel”
Les institutions achètent quand les petits paniquent, vendent quand ils FOMO. Si vous chasez en achetant en hausse, vous vous faites avoir.
Il faut apprendre à :
Acheter quand les institutions achètent (même si c’est la panique)
Vendre quand elles vendent (même si c’est l’euphorie)
Se baser sur les flux, pas sur le feeling
Troisième : 2026 sera peut-être un “slow bull”, il faut de la patience
Le “montant explosif” de 2021 ne se reproduira pas. Ce marché ressemble plutôt à :
Une hausse de 5-10% par mois
Sur 12-18 mois
Avec un nouveau sommet, mais un chemin plus sinueux
Si vous espérez “devenir riche du jour au lendemain”, vous serez déçu. Mais si vous avez de la patience, vous constaterez que cette hausse est plus “confortable” que la précédente. Moins de corrections, pas besoin d’être constamment sur le qui-vive.
Avant, le BTC est passé de 69 000 à 15 000, une chute de 78%. Beaucoup ont coupé à 60K, 50K, 40K, pour finir en désespoir à 15K.
Si 2026 est une slow bull, la correction ne sera que de 15-20%. De 90K à 75K, plutôt que de 90K à 20K. Dans ce contexte, il est plus facile de tenir, l’esprit plus serein.
Dernier mot : comprendre la dynamique des capitaux institutionnels est plus important que de prévoir le prix. Quand vous comprenez le flux, vous ne paniquerez pas quand il faut acheter, ni ne serez avide quand il faut vendre.
Les petits ont liquidé à 93K en décembre, les institutions ont renforcé leurs positions à 87K en janvier. Voilà la différence.
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L'argent intelligent afflue ! Analyse des trois principaux moteurs derrière la reprise du BTC
Auteur : Yuan Shan Dong Jian
Sources de données : Farside Investors, SoSoValue, rapport H.4.1 de la Réserve fédérale, CryptoQuant
Le premier jour de négociation de 2026, le flux net quotidien des ETF BTC s’élève à 471 millions de dollars.
Que signifie ce chiffre ?
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont enregistré une sortie nette totale d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard de dollars en décembre seul.
Beaucoup ont massivement coupé leurs positions au-dessus de 93K, tandis que les institutions ont racheté environ un dixième en une seule journée, le 2 janvier.
Parallèlement, il s’est passé aussi :
La balance de la Réserve fédérale a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12)
La nouvelle baleine géante détient plus de 100 000 BTC (120 milliards de dollars)
Le BTC a rebondi de 87,5K à 93K (+6,8%)
Ces trois données simultanées reflètent un changement dans la dynamique des capitaux.
La hausse de 2025 repose sur la “narrative” (halving, lancement des ETF), celle de 2026 sur “l’argent réel” (assouplissement de la Fed, souscriptions institutionnelles, accumulation par les géants).
C’est la deuxième phase du marché : du sentiment à la dynamique de capitaux.
01|Que s’est-il passé : trois signaux simultanés
Signal 1 : Les ETF inversent la pression vendeuse
En novembre et décembre, les ETF BTC au comptant ont enregistré une sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars ; dont environ 1,09 milliard en décembre seul. Les petits investisseurs ont massivement coupé leurs positions entre 90K et 93K, la panique s’est répandue.
Mais le 2 janvier, le flux net journalier des ETF BTC a atteint 471 millions de dollars, le plus haut depuis le 11 novembre 2025.
Que cela signifie-t-il ? Les institutions ont racheté lors de la liquidation des petits investisseurs.
Des données plus concrètes :
L’IBIT de BlackRock est actuellement le plus grand ETF BTC au comptant, avec une part de marché d’environ 70% en volume de transactions.
La valeur totale des ETF BTC au comptant dépasse les 100 milliards de dollars.
Les volumes cumulés des ETF cryptographiques aux États-Unis ont dépassé 2 000 milliards de dollars.
Signal 2 : La Fed change d’orientation vers l’expansion du bilan
En mars 2022, la Fed a lancé la QT (resserrement quantitatif), qui a duré près de 3 ans. La QT consiste à retirer de la liquidité du marché, ce qui est la cause fondamentale de la chute de tous les actifs risqués en 2022-2023.
Mais selon des sources officielles (Reuters, rapports de la Fed, etc.), la QT prendra fin / la réduction du bilan s’arrêtera le 1er décembre 2025.
Depuis janvier, la Fed ne retire plus de liquidités, elle en injecte même.
La balance de la Fed a augmenté d’environ 59,4 milliards de dollars en une semaine (WALCL : 31/12 à 6,6406 trillions, soit une augmentation d’environ 594 milliards par rapport au 24/12).
Depuis décembre, la Fed achète automatiquement des obligations d’État à court terme pour renforcer ses réserves (RMP), environ 40 milliards de dollars la première semaine ; le marché prévoit que cette “expansion lente du bilan pour renforcer les réserves” se poursuivra, mais à une échelle plus contrôlée.
Autrement dit, le tournant clé est passé de “retrait de liquidités” à “relâchement de liquidités”.
Signal 3 : La nouvelle baleine géante accélère l’accumulation
Les données on-chain montrent que la nouvelle baleine accumule BTC à une vitesse record :
De nouvelles adresses détiennent plus de 100 000 BTC, d’une valeur d’environ 120 milliards de dollars.
Tether a acheté 8 888 BTC lors du réveillon 2025 (7,8 milliards de dollars), avec une détention totale dépassant 96 000 BTC.
Les détenteurs à long terme (Long-term Holders) ont basculé en mode “net accumulation” au cours des 30 derniers jours.
Mais un point de controverse important : le chef de la recherche CryptoQuant indique que certains “données sur la baleine” pourraient être biaisées par des portefeuilles internes aux échanges. Après filtrage des échanges, les véritables adresses de baleines (100–1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leurs positions.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées de petite taille) + des souscriptions institutionnelles ETF.
Le point commun de ces trois signaux : l’argent entre sur le marché, et c’est “l’argent intelligent”.
02|Pourquoi les institutions entrent-elles quand les petits investisseurs liquident ?
Premier niveau : la création de base de liquidité par l’expansion du bilan de la Fed
Depuis mars 2022, la Fed a lancé la QT, réduisant son bilan de 9 à 6,6 trillions de dollars, retirant ainsi 2,4 trillions de dollars de liquidités.
Que s’est-il passé pendant la QT ?
2022 : le Nasdaq chute de 33%, le BTC de 65%
2023 : hausse des taux jusqu’à 5,5%, faillite de FTX, Luna à zéro
Tous les actifs risqués sont sous pression.
Mais en décembre 2025, la QT s’arrête officiellement. Depuis janvier, la Fed change de cap vers “l’achat de réserves”. Ce n’est pas du QE (assouplissement quantitatif), mais la liquidité ne sort plus, elle commence à entrer, même si à un rythme limité.
Que cela signifie-t-il pour le BTC ?
En regardant l’histoire : en mars 2020, la Fed a lancé un QE illimité, le BTC est passé de 3 800 $ à 69 000 $ (+1 715%). La taille de cette vague était bien plus grande, mais la direction a changé.
Plus d’argent américain dans le marché cherchera des actifs à rendement élevé. Le BTC, en tant que “or numérique”, est un récepteur naturel de liquidités.
Deuxième niveau : Les ETF deviennent “l’autoroute” de la allocation institutionnelle
En janvier 2024, le BTC spot ETF sera lancé, abaissant considérablement le seuil d’entrée pour les investisseurs institutionnels.
Pourquoi la sortie en décembre ? Les petits ont FOMO, achetant au-dessus de 93K.
Pourquoi l’entrée en janvier ? Les institutions investissent rationnellement, achetant lors des creux entre 87K et 90K.
Données clés :
Avant le lancement, pour détenir du BTC, les institutions devaient créer leurs propres portefeuilles froids, former des équipes, gérer les risques réglementaires. Après lancement, il suffit de quelques clics chez le broker.
Troisième niveau : La “génération” de nouvelles baleines
Les anciennes baleines (entrée entre 2013 et 2017) ont probablement réalisé des profits en haut. Leur coût d’acquisition était très faible (quelques centaines, quelques milliers de dollars), 90K étant un rendement astronomique.
Mais les nouvelles baleines (entrée entre 2023 et 2026) prennent le relais. Leur coût d’entrée est de 50 000 à 70 000 dollars, 90K n’est qu’un point de départ.
La logique de Tether est emblématique : depuis mai 2023, chaque trimestre, 15% des profits sont utilisés pour acheter du BTC. Peu importe si le prix est à 60 000 ou 40 000, ils achètent sans relâche. Cela dure depuis 10 trimestres, sans interruption.
Coût moyen : 51 117 dollars, prix actuel : 93K, profit flottant de plus de 3,5 milliards de dollars.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la discipline.
C’est une “génération” de capitaux : des “croyants précoces” aux “institutions”. Les anciens ont pris leurs profits, les nouveaux prennent le relais. La structure du marché devient plus saine, les détenteurs plus dispersés.
03|Trois risques à ne pas négliger
Risque 1 : La controverse sur les données des “nouvelles baleines”
Le chef de la recherche CryptoQuant indique que les données récentes sur la “baleine accumulant” peuvent être biaisées : la consolidation des portefeuilles internes aux échanges peut être mal interprétée comme une “achat par la baleine”.
Après filtrage, les véritables adresses de baleines (100–1000 BTC) ont en réalité légèrement réduit leurs positions.
Les véritables acheteurs proviennent principalement : des nouvelles baleines (adresses dispersées) + des souscriptions institutionnelles ETF.
Que cela signifie-t-il ?
Il faut distinguer le vrai du faux dans les données, ne pas croire aveuglément. La vraie demande existe toujours, mais elle n’est pas aussi exagérée que les chiffres bruts. La hausse du marché repose davantage sur “des petits achats réguliers” que sur “des gros achats”.
C’est en fait une bonne nouvelle. Cela montre que le marché est plus dispersé, moins dépendant de quelques gros acteurs.
Risque 2 : La “limitation” de l’expansion du bilan de la Fed
L’expansion du bilan est une “achat technique pour renforcer les réserves”, différente du QE, avec une échelle plus maîtrisée. Si le marché interprète à tort cela comme une anticipation de QE 2020, il sera déçu.
Actuellement, le RMP est un achat technique, pas une injection volontaire de liquidités, et son ampleur est bien inférieure à celle du QE 2020 (plus de 100 milliards par mois).
Autrement dit, la liquidité ne s’améliore que très modestement. Le BTC ne va pas “monter en flèche” comme de 4K à 69K en 2020-2021. Il faut attendre une orientation claire de la politique monétaire (baisse des taux, relance du QE).
2026 pourrait être une “slow bull”.
Risque 3 : Le “piège temporel” entre petits investisseurs et institutions
Les institutions achètent entre 87K et 90K, les petits investisseurs achètent en chase à 93K. Si le BTC revient à 88K :
Les institutions restent bénéficiaires, continuent de détenir ; les petits sont piégés, paniquent et liquident.
Résultat : les institutions rachetent à bas prix.
C’est un cycle éternel :
Les données de novembre-décembre en sont la meilleure preuve : les petits ont liquidé à 93K (sortie nette d’environ 4,57 milliards de dollars en deux mois), les institutions ont racheté à 87K (flux net de 471 millions de dollars le 2 janvier). Les institutions gagnent l’argent de la panique des petits.
04|En quoi cette hausse diffère-t-elle de celle de 2025 ?
Hausse de 2025 : alimentée par la “narrative”
Logique centrale : halving + lancement des ETF + impact sur l’offre après halving
Sources de capitaux : FOMO des petits, investissements exploratoires des institutions
Performance : de 25 000 à 73 000 (+192%)
Risque : après la réalisation de la narrative, la capitulation (sortie nette de 4,57 milliards de dollars en deux mois)
Hausse de 2026 : alimentée par “l’argent réel”
Logique centrale : assouplissement de la Fed + flux continu dans les ETF + accumulation par les nouvelles baleines
Sources de capitaux : investissements à long terme des institutions, fonds souverains, family offices
Performance : rebond de 87 000 à 93 000 (+6,8%), c’est seulement le début
Avantage : la dynamique de capitaux est plus durable que la “narrative”
Différences clés :
Le moteur a changé : 25 repose sur “attentes”, 26 sur “l’argent réel”. La narrative peut changer du jour au lendemain (ex : changement d’attitude de la SEC, ajustements réglementaires), mais les flux de capitaux sont des achats réels.
La continuité a changé : la narrative peut s’estomper (effet décroissant du halving, disparition de la fraîcheur des ETF), mais l’argent reste (l’allocation institutionnelle est un comportement à long terme, pas une entrée/sortie fréquente).
La volatilité diffère : la phase de dynamique de capitaux est moins volatile. Les institutions n’achètent pas en chase comme les petits, elles ont un plan clair et une discipline.
Cela signifie que 2026 pourrait ne pas connaître de “montée en flèche” comme 2021, mais plutôt une “slow bull” : une montée progressive, avec peu de corrections.
Les petits doivent s’adapter à ce nouveau rythme, sans attendre de “doublement du jour au lendemain”, avec patience.
En regardant l’or de 2019 à 2024, il est passé de 1 300 à 2 700 dollars (+107%) en 5 ans. Pas de hausse explosive, mais pas de chute brutale non plus. C’est la caractéristique d’un marché dominé par les institutions.
Points d’enseignement pour nous :
Premier : apprendre à lire la “tendance de l’argent intelligent”
Ne pas suivre simplement les chandeliers, suivre les flux de capitaux :
Ces trois indicateurs sont plus importants que n’importe quelle analyse technique. Les chandeliers peuvent mentir (dessiner des portes, faire du wash, fausses ruptures), mais les flux de capitaux ne trompent pas.
Deuxième : comprendre le “piège temporel”
Les institutions achètent quand les petits paniquent, vendent quand ils FOMO. Si vous chasez en achetant en hausse, vous vous faites avoir.
Il faut apprendre à :
Troisième : 2026 sera peut-être un “slow bull”, il faut de la patience
Le “montant explosif” de 2021 ne se reproduira pas. Ce marché ressemble plutôt à :
Si vous espérez “devenir riche du jour au lendemain”, vous serez déçu. Mais si vous avez de la patience, vous constaterez que cette hausse est plus “confortable” que la précédente. Moins de corrections, pas besoin d’être constamment sur le qui-vive.
Avant, le BTC est passé de 69 000 à 15 000, une chute de 78%. Beaucoup ont coupé à 60K, 50K, 40K, pour finir en désespoir à 15K.
Si 2026 est une slow bull, la correction ne sera que de 15-20%. De 90K à 75K, plutôt que de 90K à 20K. Dans ce contexte, il est plus facile de tenir, l’esprit plus serein.
Dernier mot : comprendre la dynamique des capitaux institutionnels est plus important que de prévoir le prix. Quand vous comprenez le flux, vous ne paniquerez pas quand il faut acheter, ni ne serez avide quand il faut vendre.
Les petits ont liquidé à 93K en décembre, les institutions ont renforcé leurs positions à 87K en janvier. Voilà la différence.