Message de Gate News, 20 avril — Le milliardaire Manny Villar et sa famille ont nié des accusations de délit d’initié, de manipulation du marché et de violations des valeurs mobilières déposées par la Philippine Securities and Exchange Commission (SEC) le 20 avril. La famille Villar a soumis des contre-déclarations et des requêtes au Department of Justice (DOJ) en demandant le rejet de la plainte, initialement déposée le 30 janvier.
Les sénateurs Mark et Camille Villar, ainsi que leur frère Paolo et d’autres défendeurs, ont personnellement soumis des contre-déclarations. Manny Villar et son épouse Cynthia, tous deux anciens sénateurs, étaient représentés par un avocat. L’avocat Robel Lomibao a déclaré que les Villars soutenaient qu’ils "n’ont commis aucun acte répréhensible" et qu’ils souhaitaient "dégager le nom de la société et dégager le nom des administrateurs et des dirigeants." L’avocat du sénateur Mark a indiqué que tous les actes ont été "faits de bonne foi" et qu’il y a "absolument aucune preuve de fraude ou d’intention de frauder."
La SEC allègue que Villar Land Holdings a publié des états financiers 2024 faisant état d’actifs totaux de 1,33 billion ₱ et d’un bénéfice net d’environ 1 billion ₱ avant que des audits externes ne soient terminés. L’entreprise a attribué la hausse à une réévaluation massive des actifs immobiliers, en particulier des terrains situés dans le développement Villar City. Toutefois, lorsque des états audités ont ensuite été soumis, les actifs totaux n’étaient plus que de 35,7 milliards ₱ — un écart important. La SEC a également accusé des sociétés liées de se livrer à des activités de négociation qui soutenaient artificiellement le cours des actions de Villar Land, et a allégué que la sénatrice Camille s’était livrée à un délit d’initié en achetant des actions de la société avant une divulgation d’entreprise de 2017 ayant entraîné une hausse du cours de l’action.
Le groupe de procureurs du DOJ est prévu pour reprendre l’enquête préliminaire le 13 mai.