Le 11 février, des hauts responsables du secteur des cryptomonnaies et de la banque aux États-Unis se sont réunis à la Maison Blanche pour discuter du rendement des stablecoins et du projet de loi sur la structure du marché associé. Les participants ont déclaré que la réunion avait été « productive », mais aucun consensus n’a été trouvé sur les questions clés. Parmi les participants figuraient Ripple, le Conseil de l’innovation en cryptomonnaie, l’Association des blockchain, ainsi que des représentants de Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan Chase et de l’American Bankers Association.
Du côté bancaire, une position ferme a été adoptée concernant le rendement des stablecoins. Selon un document leaké, les banques ont proposé un ensemble de « principes d’interdiction » visant à interdire totalement tout avantage financier ou non financier lié à la détention ou à l’utilisation de stablecoins de paiement, avec une application stricte des mesures anti-éviction pour empêcher toute forme de promotion de gains ou d’intérêts dépassant les limites. Cette position dépasse le dernier projet de loi sur la structure du marché, qui interdit uniquement les revenus passifs issus de la détention de stablecoins, tout en autorisant des récompenses limitées pour les activités. Les banques ont souligné que toute exemption de rendement devrait être strictement limitée.
Le secteur des cryptomonnaies a réagi vivement. Selon des sources, les entreprises de cryptomonnaie sont particulièrement préoccupées par les clauses anti-éviction et l’application rigoureuse des règles, estimant que certains termes pourraient étouffer l’innovation. Dan Spoler, vice-président exécutif de l’Association des blockchain, a également indiqué que les banques proposaient un principe général d’interdiction plutôt qu’un texte législatif précis, ce qui montre qu’un désaccord persiste.
Malgré cela, certains participants restent optimistes quant à l’avenir du projet de loi sur la structure du marché. Stuart Alderoty, directeur juridique de Ripple, a déclaré que les deux parties cherchaient un compromis et qu’un consensus sur une législation raisonnable pour le marché des cryptomonnaies était en vue. Paul Grewal, directeur juridique de la plus grande plateforme CEX conforme aux réglementations américaines, a également indiqué que des progrès avaient été réalisés lors de la réunion, tout en soulignant qu’il restait beaucoup de travail à faire.
Cette réunion montre que la réglementation des stablecoins aux États-Unis est en train de se structurer autour d’un nouveau cadre politique, mais que les banques et les entreprises de cryptomonnaies restent en désaccord sur la question des limites de rendement. À l’avenir, le Comité bancaire du Sénat pourrait jouer un rôle clé dans la promotion de la législation, et le marché surveille de près comment les détails réglementaires influenceront le développement des stablecoins et la structure du marché des cryptomonnaies.
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